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Dossier : Coronavirus Covid-19

Son mari est dans le coma à cause du coronavirus, une Savoyarde lance un cri du cœur

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Alors que son mari est dans le coma à cause du variant britannique du coronavirus, une Savoyarde lance un cri du cœur en pleine troisième vague. La retraitée de 64 ans souhaite que la douloureuse épreuve que vit son mari serve d'exemple et d'électrochoc à ceux qui auraient tendance à se relâcher.

Illustration service de réanimation
Illustration service de réanimation © Maxppp - Joël PHILIPPON

Depuis trois semaines, le quotidien d'Anne-Marie Baton est dicté par l'angoisse et les appels de l'hôpital de Chambéry (Savoie). Cette retraitée de 64 ans, habitante de La Motte-Servolex, attend chaque jour désespérément qu'un médecin lui annonce une bonne nouvelle... où du moins une moins mauvaise que la veille. Son mari, Martial, 62 ans, est lui entre la vie et la mort, "sur un fil". 

Anne-Marie, au chevet de son mari Martial, dans le coma, contaminé par le coronavirus

Une toux, de la fièvre puis le coma

Au cours du mois de mars, le couple a été contaminé par le variant anglais du coronavirus. Si Anne-Marie s'en sort avec de légers symptômes, la situation est largement plus critique pour son mari. Après plusieurs jours d'une violente toux permanente et de la fièvre, il est ausculté par un médecin, puis hospitalisé. Il n'est jamais ressorti du cabinet médical. "Au fil des jours son état s'est dégradé, il n'arrivait même plus à écrire un sms tellement il était épuisé."

Aujourd'hui, "la situation est très grave, _ses poumons n'arrivent pas à s'ouvrir_, il a été intubé. Ses reins ne fonctionnent plus, il a donc été mis sous dialyse et on lui a posé un poumon artificiel." 

Que les gens prennent conscience de ce virus et ne fassent pas n'importe quoi lorsqu'ils sortent. Quand je sors ma chienne, beaucoup n'ont pas de masque, ça me révolte". 

Anne-Marie a le goût de rien, elle mange très peu et sort très peu. "J'ai le droit d'aller lui rendre visite tous les jours, mais j'y vais tous les deux jours car c'est une telle épreuve de voir un corps inerte dans cet état, relié à un tas de machine. C'est très éprouvant, ça me stress énormément et ça me fait beaucoup de mal. Je pense que les personnes qui traversent une telle épreuve sont certainement plus armées pour communiquer et dire aux gens de ne pas faire n'importe quoi."

Provoquer un électrochoc 

Alors que son mari lutte pour la vie, la grand-mère savoyarde souhaite que cette épreuve serve d'expérience. "Beaucoup de gens devraient venir dans les services de réanimation pour voir comment cela se passe, ou alors qu'on leur montre des images chocs pour que les gens prennent conscience de ce virus et ne fassent pas n'importe quoi lorsqu'ils sortent, ne respectent plus les gestes barrières."

"Quand je sors ma chienne, je croise beaucoup de monde sans masque et ça me révolte, même des gens âgés qui ont reçu leur vaccin, qui se pensent immunisés. Il faut qu'ils fassent attention, ils peuvent le transmettre à des personnes fragiles qui terminent ensuite en réanimation, comme mon mari. _Personne n'est à l'abri_, dans ce service de réanimation il y a des gens très jeunes. Ce n'est pas le moment de se relâcher."

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