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Sophie Cluzel vient en Isère pour promouvoir le "job coaching", l'emploi accompagné des personnes handicapées

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Par , France Bleu Isère

Invitée de France Bleu Isère ce mercredi 28 avril, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées, à la veille de sa visite au CEA et CLINATEC à Grenoble, des sites de recherches de pointe qui travaillent à faciliter leur quotidien.

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées
Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées © Radio France - Martine Bréson

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des handicapées, vient en Isère jeudi 29 avril pour visiter les sites de recherches du CEA et de CLINATEC dont les innovations peuvent contribuer à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap. À la veille de sa visite, elle répond aux questions de Nicolas Crozel.

Vous êtes en direct sur France Bleu Isère à la veille de votre visite à Grenoble de sites de recherche de pointe, d'innovation technologique comme le CEA ou CLINATEC. En quoi peut-on s'appuyer sur ces recherches pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap,  et peut être aussi leur insertion dans la vie professionnelle?  

Mettre la technologie au service de l'autonomie, voilà sur quoi nous travaillons. Rendre de l'autonomie aux personnes aux handicaps moteurs lourds en développant une interface cerveau machine qui, implantée, permettra de leur faire retrouver la mobilité. Est-ce que ce n'était pas un sujet majeur de société de pouvoir tout simplement redonner, non seulement de l'espoir, mais aussi de l'autonomie grâce à la technologie innovante ?  

De l'autonomie, avec peut être aussi des exosquelettes qui prennent le relais de ces corps qui ne peuvent malheureusement pas bouger ? Ça peut faire un peu rêver et faire un peu peur aussi, ce genre d'innovation ?

Peur ? Absolument pas ! Je crois que ces personnes handicapées ont hâte de pouvoir bénéficier de la technologie. Alors les exosquelettes existent déjà. Ceux qui sont adaptés à la personne, qui permettent à la personne elle-même, grâce à cet appui, à ce rebond, d'avoir de la motricité. Mais là, on va beaucoup plus loin. Puisqu'on se sert justement de notre cerveau pour pouvoir commander ses membres qui, malheureusement, ne fonctionnent plus. Alors, bien sûr, c'est un horizon un peu lointain, mais nous avons d'autres applications qui peuvent servir beaucoup plus rapidement. Donc il est très important de mettre en exergue cette recherche et cette application directe pour le confort et rendre justement cette mobilité aux personnes. 

Alors ça, ce sera l'objet de votre visite jeudi sur le centre CLINATEC qui travaille spécifiquement sur ces sujets.  Mais vous irez aussi demain au Commissariat à l'énergie atomique. Là, ce sera pour évoquer notamment l'inclusion des personnes qui souffrent de troubles de l'autisme. Le président Macron était d'ailleurs en Isère sur ce sujet il y a moins d'un mois, pour évoquer la prévention et la détection, notamment dès le plus jeune âge. Vous, votre sujet, c'est celui de la vie active. Comment on fait pour justement essayer d'inclure au maximum dans la vie active et dans l'emploi des personnes autistes ?

Oui, en effet, avec le président de la République, nous avons mis un focus sur l'intervention précoce. Et maintenant, dans la stratégie autisme, il y a aussi des adultes, bien sûr et l'accès à l'emploi. C'est déterminant pour se structurer, l'accès à l'emploi. Pour tout le monde. Et là, nous devons travailler sur l'accompagnement. Ce qu'on appelle le "job coaching", c'est-à-dire pouvoir permettre aux personnes en situation de handicap, parce qu'elles sont bien accompagnées, parce que leur collectif de travail comprend bien comment elles fonctionnent, d'être en situation optimale de performance, de compétitivité. 

Les adultes autistes qui sont embauchés au sein du Commissariat à l'énergie atomique, c'est déjà un projet qui existe. C'est une réalité, avec des CDD, des CDI. Nous voulons aller plus loin en déployant l'emploi accompagné, c'est à dire le "job coaching" qui permet d'accéder à l'emploi et d'être maintenu dans l'emploi quand il y a des adaptations permanentes à faire. Et quand le collectif de travail, parfois, ne comprend pas comment fonctionne la personne. Eh bien, cette médiation est indispensable.  

Puisque vous évoquez l'accompagnement, je voudrais vous parler de Chloé. Chloé est étudiante en première année à Sciences Po à Grenoble. Elle est tétraplégique. Elle est malgré tout étudiante à Sciences Po, elle est brillante. Et pour s'aider au quotidien dans ses études, elle paye avec ses propres moyens une auxiliaire de vie universitaire. Ça lui coûte quand même 25 000 euros par an. Elle a dû lancer une cagnotte Leetchi pour financer cette auxiliaire. Et sa maman aimerait que ça bouge. Normalement, dans la loi de 2005, des auxiliaires de vie universitaire doivent être mis à disposition. Est-ce que vous avez une réponse à apporter à Chloé et sa maman ? 

D'abord, je salue Chloé. Elle est une jeune fille brillante. Nous travaillons, nous avons déjà beaucoup travaillé. Je veux rassurer la maman de Chloé. Il n'y a pas rien qui ne s'est passé. Nous mettons en place deux groupes de travail que nous allons officialiser avec Frédérique Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur. Parce que c'est l'enjeu de  notre rentrée universitaire. En effet, la crise du Covid nous a un peu freiné. Mais pour autant, nous n'avons pas rien fait. Et nous travaillons justement sur une complémentarité de financements. C'est l'affaire de tous. 

C'est à dire qu'à un moment, Chloé était dans un foyer d'étudiants que je connais bien, avec une prise en charge. Et puis, quand elle a changé de lieu, c'est-à-dire de fac, d'université, il y a eu une rupture d'accompagnement. Et c'est ça que l'on veut plus. Il faut trouver des financements ensemble, L'État, le département, la région, l'université ,et c'est ce que nous mettons en place. Donc, je tiens à rassurer Chloé pour sa rentrée universitaire ainsi que pour tous les étudiants en situation de handicap. Nous y travaillons et vous aurez des solutions pour ne plus avoir ces ruptures de code accompagnement. C'est un engagement vraiment du gouvernement en interministériel pour bien réussir cette rentrée.  

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