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Santé – Sciences

SOS Médecins pousse les murs à Limoges pour faire face à la hausse des consultations

mercredi 22 novembre 2017 à 9:19 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

L'association créée en 2002 à Limoges par 4 médecins en compte aujourd'hui 15 ! Et de plus en plus de patients viennent consulter sur place, d'où le besoin de locaux adaptés. Ils sont inaugurés ce mercredi et la présidente de SOS Médecins était l'invitée de France Bleu Limousin pour en parler.

SOS Médecins compte aujourd'hui 15 praticiens et 5 remplaçants
SOS Médecins compte aujourd'hui 15 praticiens et 5 remplaçants - ©Olivier Lanrivain – Maxppp / Nathalie Col – Radio France

Limoges, France

SOS médecins coupe le ruban de ses nouveaux locaux ce mercredi à Limoges. Désormais installés au 44 rue Emile Montégout, les praticiens disposent de plus d'espace pour faire face à l'afflux de patients qui ne trouvent pas forcément de place chez leur médecin habituel. Laurence Gourinchas, présidente de SOS Médecins Limoges, était sur France Bleu Limousin à 8h15, avec Nathalie Col.

Laurence Gourinchas, présidente SOS médecins Limoges

Aujourd'hui, votre association mobilise combien de médecins pour combien de patients ?

Nous sommes 15 médecins associés, et 5 remplaçants à temps plein. Et nous traitons 70.000 appels par an. Nous desservons les communes de Limoges, Couzeix, Isle, Panazol et Feytiat 24h/24 et 7j/7. Les visites à domiciles représentent 66% de l'activité, mais il y a aussi 20.000 consultations en cabinet par an, et 5.000 conseils par téléphone.

D'où ce besoin de locaux ?

SOS Médecins a été créé en 2002 par 4 médecins et ne faisait que des visites à domicile. Avec la hausse des consultations, il nous fallait un espace plus grand, que nous avons trouvé au 44 rue Emile Montégout, dans l'ancien Foyer des jeunes travailleurs, réhabilité. Nous avons désormais un grand cabinet avec 4 salles de consultation, 2 salles de soins pour les pansements et le sutures, un secrétariat, un parking et un accès pour les ambulances.

Cette hausse des consultation, c'est l'effet des déserts médicaux, avec de plus de communes, pas forcément loin de Limoges, qui n'ont plus de médecins ?

Pour les visites à domicile, il y a plusieurs médecins qui nous appellent pour nous adresser leur patientèle, quand ils partent en vacances ou sont en arrêt maladie, et ne trouvent pas de remplaçants. Pour les consultations, on voit bien qu'il y a des gens qui habitent hors de l'agglomération de Limoges et qui viennent parce que leur médecin est déjà surchargé ou parce qu'il n'y a plus de médecin, surtout en horaire de permanence des soins, c'est à dire le week-end.

Un aspect moins connu de votre activité, c'est l'intervention au commissariat. De quoi s'agit-il ?

Depuis sa création, SOS Médecins intervient pour établir les certificats de compatibilité garde à vue, c'est à dire attester que l'état de santé des personnes leur permet de rester au commissariat. C'est environ 1.400 appels par an, avec les IPM, les ivresses publiques manifestes

Il y a 2 ans, vous aviez renoncé à aller dans certaines rues de certains quartiers, notamment la Bastide, suite à des agressions comme en connaissent les policiers ou les pompiers. Vous n'y échappez pas ?

Il y a 2 ans, nous avons décidé de ne plus intervenir, pendant 6 mois seulement, dans une impasse du quartier de la Bastide, l'impasse Pissaro, suite à des violences sur la police et les pompiers. Six mois après, nous avons repris et sans problème particulier, donc nous intervenons dans toutes les rues et tous les quartiers.

Est-ce qu'il y a des interventions parfois où vous faites appel aux forces de l'ordre pour être accompagnés ?

Nous avons recours aux forces de l'ordre quand nous intervenons sur certains cas, non pas en raison du quartier, mais du fait de la pathologie du patient, s'il est agressif, s'il se met en danger ou s'il peut mettre le médecin en danger.

Une équipe de 15 médecins... vous avez toujours besoin de renfort ?

Oh oui ! Nous aimerions couvrir Condat et le Palais sur Vienne, mais nous n'avons pas l'effectif nécessaire.