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Santé – Sciences DOSSIER : Lactalis : du lait infantile contaminé par la salmonelle

Lactalis : nouveaux soupçons de poudre de lait contaminée, le groupe dénonce des "accusations sans fondement"

mercredi 24 octobre 2018 à 6:06 - Mis à jour le mercredi 24 octobre 2018 à 15:28 Par Louis-Valentin Lopez, France Bleu et France Bleu Mayenne

L'entreprise Lactalis aurait continué à vendre 8.000 tonnes de poudre de lait présentant un risque de contamination à la salmonelle, selon Le Canard Enchaîné ce mercredi. Lactalis est déjà visé par une information judiciaire, après l'affaire du lait infantile contaminé.

La poudre de lait contaminée aurait été utilisée pour des desserts comme les glaces et les pâtisseries.
La poudre de lait contaminée aurait été utilisée pour des desserts comme les glaces et les pâtisseries. © Maxppp - Joel le Gall

France

Lactalis de nouveau dans la tourmente. 8.000 tonnes de poudre de lait présentant un risque de contamination à la salmonelle, produites dans l'usine de Craon, en Mayenne, auraient été écoulées au moment où le géant mayennais retirait du marché ses produits infantiles,  selon les informations du Canard Enchaîné et de l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS). Lactalis est déjà visé par une information judiciaire pour tromperie et blessures involontaires suite à l'affaire du lait infantile contaminé.

Lactalis aurait fabriqué ces tonnes de poudre potentiellement contaminées alors même qu'il retirait du marché tous ses produits infantiles, en décembre 2017. Les 8.000 tonnes de poudre potentiellement contaminées auraient été utilisées pour des desserts comme les pâtisseries, les glaces, les flans et les yaourts. La poudre était fabriquée dans les mêmes tours de séchage, dans les mêmes conditions que le lait infantile contaminé, selon l'AFVLCS. 

Lactalis dément

Le groupe a réagi en démentant formellement les informations publiées par Le Canard Enchaîné. "Les 8.000 tonnes visées par le Canard Enchaîné ont été fabriquées sur la Tour 2 non objet de la contamination et conditionnées sur un circuit d'ensachage indépendant", a expliqué Lactalis. "Aussi en toute transparence avec les autorités, ces produits n'étaient pas concernés par le retrait/rappel", est-il précisé dans le communiqué.

L’État accusé

Ces révélations pourraient bien éclabousser le gouvernement, car l'association des victimes affirme que cette poudre de lait a été écoulée avec la "complicité de l’État". Son président parle ce matin sur franceinfo de "dissimulation" : "L’État a privilégié l'intérêt économique de Lactalis au détriment de la santé publique", dit-il. 

D'autant plus que le scandale remonterait à plus loin. Dans des documents transmis par la préfecture de Mayenne que l'association dit s'être procurée, il y aurait eu des contaminations dans l'usine de Craon entre 2005 et 2017.

Le gouvernement a également réagi, via son porte-parole Benjamin Griveaux. "Si jamais Lactalis a essayé de frauder par rapport aux consignes qui lui avaient été données, alors évidemment elle doit être condamnée et c'est l'enquête qui permettra de déterminer sa responsabilité", a-t-il estimé lors d'un point-presse.

Cinquante-trois nourrissons atteints

Au total, 53 nourrissons identifiés ont été atteints de salmonellose en France fin 2017 après avoir consommé un produit pour enfant produit dans cette usine, un scandale sanitaire dont la gestion a été pilotée au plus haut niveau de l'État. Lactalis a été contraint de rappeler en janvier l'ensemble de la production de lait infantile de cette usine, distribuée dans 83 pays, après la découverte de cette contamination. 

Après plus de neuf mois d'une vaste enquête préliminaire, le pôle santé publique du parquet de Paris avait ouvert début octobre une information judiciaire contre X pour "tromperie sur les qualités substantielles des marchandises", "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois" et "inexécution par un exploitant du secteur alimentaire de procédures de retrait ou de rappel d'un produit préjudiciable à la santé".

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