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Santé – Sciences

Saint-Branchs a attendu près de deux ans avant d'avoir son deuxième médecin sur la commune

lundi 5 novembre 2018 à 5:49 Par François Desplans, France Bleu Touraine

C'est bien la preuve qu'il est de plus en plus difficile d'attirer un médecin généraliste. A 25 km au sud de Tours, Saint-Branchs a dû attendre près de deux ans pour qu'un deuxième docteur s'installe sur la commune. En y mettant le prix aussi, 2. 000 euros au total.

Patrick Nathié, maire de la commune de St-Branchs depuis février dernier au côté du docteur Ina Gradinaru dans son cabinet en plein coeur de ville
Patrick Nathié, maire de la commune de St-Branchs depuis février dernier au côté du docteur Ina Gradinaru dans son cabinet en plein coeur de ville © Radio France - François Desplans

Saint-Branchs, France

Pendant longtemps, il y avait trois médecins généralistes sur Saint-Branchs. Mais comme dans beaucoup de communes françaises, les docteurs partent et n'ont pas forcément de successeur. Résultat, ces dernières années, il n'y avait plus qu'un seul médecin à Saint-Branchs. Peu, trop peu pour une commune de 2600 habitants. 

On est très loin du ratio national de 300 médecins pour 100 000 habitants. Soit trois médecins pour 1 000 habitants. Chez nous, on en est pas du tout là !" - Patrick Nathié, maire de Saint-Branchs depuis février 2018

Obligée de faire appel à un cabinet privé de chasseur de têtes

En 2016, la commune décide donc de tout faire pour attirer un deuxième médecin. Y compris à sortir le chéquier. Elle paye 12 000 euros un cabinet de chasseur de têtes qui va l'aider à trouver ce professionnel de santé. Puis elle rajoutera 15 000 euros d'aides à l'installation. Deux ans plus tard, en mai 2018, le docteur Ina Gradinaru s'installe dans son cabinet flambant neuf en plein cœur de ville. 

Même pour une ville située à 25 km au sud de Tours, on a eu un mal fou à trouver un médecin qui puisse s'installer chez nous. C'est donc à l'unanimité que le conseil municipal a décidé de voter ces deux dépenses. Au total, 27 000 euros pour permettre à nos administrés d'avoir un vrai service de proximité."

Infirmiers, orthophonistes et médecin généraliste, tous les trois sont voisins et situés à deux pas de la pharmacie du centre-ville. Un vrai plus donc pour les patients d'Ina Gradinaru. C'est la première fois que cette franco-moldave, diplômée de médecine à la fac de Poitiers s'installe dans son propre cabinet après plusieurs années de remplacement. Un choix pas si simple. Au prix d'un gros effort financier et de longues journées de travail. 

On a beaucoup de travail administratif, la prise en charge des personnes âgées est plus complexe, tout ça prend du temps et ce n'est pas toujours facile quand on a une famille qui nous attend à la maison" - Dr Ina Gradinaru