Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Is-sur-Tille, Selongey, Grancey : il n'y a plus de médecins de garde les week-ends

jeudi 30 mars 2017 à 16:09 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Bourgogne

Désormais dans les cantons d'Is-sur-Tille, Selongey et Grancey-le-Château (Côte-d'Or), il vaut mieux se dépêcher de tomber malade le vendredi ou bien attendre le lundi. A partir de ce samedi 1er avril, les médecins généralistes arrêtent les gardes de week-end.

Les médecins généralistes des cantons d'Is-sur-Tille, Selongey et Grancey-le-Château arrêtent les gardes de week-end.
Les médecins généralistes des cantons d'Is-sur-Tille, Selongey et Grancey-le-Château arrêtent les gardes de week-end. © Maxppp -

Is-sur-Tille, France

Prière d'avoir vos petits bobos aux heures ouvrables ! Car il n'y a plus de médecins de garde les samedi et dimanche à partir de ce 1er avril. Jusque là, ils étaient 12 vaillants volontaires à se relayer pour assurer une permanence tous les week-end dans les cantons d'Is-sur-Tille, Selongey et Grancey-le-Château (Côte-d'Or) mais c'est fini. Ras-le-bol d'assurer des gardes dans le vide expliquent-ils, alors que le 15 envoie tous les patients à la maison médicale de Dijon.

Une grosse fièvre le samedi soir ? Une colique néphrétique le dimanche matin ? Désormais c'est direction Dijon. La maison médicale si ce n'est pas très grave. Les urgences s'il le faut. A partir de ce samedi, les médecins du secteur ferment leur cabinet le week-end, à contre-cœur, précise le docteur Hervé Mantelet, installé à Til-Châtel. "On était pour continuer les gardes mais à condition de travailler. Sacrifier un week-end pour recevoir deux ou trois patients en 48h, ça n'en vaut pas la peine."

Et surtout, les médecins s'étonnent : "Nous, on reçoit seulement deux ou trois patients et le lundi, à la pharmacie, ou bien quand les patients reviennent nous voir pour faire contrôler des points de suture, on apprend qu'ils ont été envoyés à Dijon par le régulateur du Samu... s'agace le docteur Philippe Cabourdin, généraliste d'Is-sur-Tille. Ce n'est pas normal. On nous sous-utilise", regrette le médecin, franchement amer.

La mise en place de la régulation fait baisser l'activité

A l'Ordre départemental des médecins, chargé de transmettre les tableaux de garde à l'Agence Régionale de Santé (ARS) et de boucher les trous quand il y en a, le docteur Stéphane Pepe nuance : "Il n'y a pas un vol orchestré de patients. Depuis quelques années, en Bourgogne, en lien avec l'ARS, nous avons mis en place une régulation des appels. Des médecins généralistes volontaires prennent des tours de garde téléphoniques pour répondre aux appels du 15. Ils sont là pour orienter les patients vers leur médecin traitant ou alors vers le médecin de garde ou alors vers les urgences. Mais dans les faits, la plupart du temps, il s'agit de faire du conseil à distance, ce qui est un progrès pour le malade, mais qui fait baisser l'activité des médecins sur le terrain."

Pas de vide médical pour autant

Mais que les administrés des trois cantons se rassurent, ils ne seront pas abandonnés à leur triste sort pour autant. Le premier réflexe reste le même en cas de pépin qui ne peut pas attendre lundi matin ou en cas de doute : appeler le 15 avant d'aller frapper à la porte du médecin ou à celle des urgences. La maison médicale de garde la plus proche est à Dijon, à 25 minutes d'Is-Sur-Tille, à 45 minutes de Grancey-le-Château.

  - Radio France
© Radio France - Denis Souilla