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Santé - Sciences
Dossier : Coronavirus

Symptômes, contagion, dépistage : ce que l'on sait sur l'épidémie de coronavirus

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que le nouveau coronavirus continue de se propager, les autorités sanitaires travaillent à enrayer l'épidémie apparue en Chine. Le virus peut-il se transmettre d'homme à homme ? Comment se faire dépister ? Y aura-t-il bientôt un vaccin ? France Bleu fait le point.

Des touristes équipés de masques à Paris  le 27 janvier 2020
Des touristes équipés de masques à Paris le 27 janvier 2020 © Maxppp - Alexis Sciard

Selon un bilan diffusé mardi 28 janvier par les autorités chinoises, plus de cent personnes ont déjà succombé au nouveau coronavirus. En France quatre personnes sont actuellement hospitalisées, dont un touriste chinois âgé d'environ 80 ans qui se trouve dans un "état clinique sévère". Voici ce que l'on sait sur cette épidémie.

Quels sont les symptômes ? 

Pneumonie, fièvre, toux, difficultés respiratoires : d'après les observations faites sur les 41 premiers cas repérés en Chine, les symptômes de ce nouveau virus ressemblent à ceux du Sras et de la grippe. Mais selon le Pr Bin Cao, auteur principal de ces travaux publiés dans The Lancet,"il y a d'importantes différences avec le Sras, comme l'absence de symptômes affectant les voies aériennes supérieures (nez qui coule, mal de gorge, éternuements)".

Peut-on se faire dépister ?

Un test de dépistage, mis au point à l'Institut Pasteur et disponible depuis le 24 janvier à Paris et à Lyon, doit être distribué dans les hôpitaux publics de France cette semaine. Ce test "de qualité" permet "de rendre un diagnostic en l'espace de quelques heures", a assuréla ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Dans quelle mesure le virus est-il contagieux ?

Le "taux de reproduction de base" (ou R0), paramètre utilisé pour estimer le nombre de gens contaminés par une personne infectée, varie de 1,4 à 3,8, ce qui est jugé modéré, a expliqué David Fisman, professeur à l'université de Toronto à l'AFP.

Difficile toutefois de savoir à quel stade de l'infection un patient devient contagieux. Il est possible de contaminer d'autres personnes avant même que des symptômes n'apparaissent, a assuré la Chine dimanche.  Mais cette hypothèse se base sur l'observation de quelques cas et n'est pas confirmée avec certitude. "Il est urgent de mener des recherches sur cette question, car elle est cruciale", a insisté le Pr Mark Woolhouse de l'université d'Edimbourg (Ecosse), auprès de l'AFP. "Notre principal espoir de contrôler l'épidémie est d'identifier rapidement les patients touchés et de les isoler pour éviter la contagion. Si la transmission du virus avant même l'apparition des symptômes se confirmait à large échelle, l'efficacité de telles mesures serait compromise". 

Après la Chine, l'Allemagne et le Japon ont annoncé ce mardi avoir observé des cas de transmission du virus entre humains. "Il y aura d'autres cas similaires", a réagi le Dr Michael Head, de l'université de Southampton (Angleterre), auprès de l'AFP. D'après lui, c'est en Chine, foyer de l'épidémie, que les risques sont les plus élevés. 

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Quel est le taux de mortalité ?

Selon les chiffres diffusés mardi, 132 patients sont morts sur un total de 5.974 cas en Chine. Aucun patient n'est mort hors de Chine, alors qu'une cinquantaine de malades ont été répertoriés dans une douzaine d'autres pays, de l'Asie et l'Australie à l'Europe et à l'Amérique du Nord. Le nombre d'infections dépasse désormais celui enregistré lors de l'épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, un précédent coronavirus qui avait contaminé dans le pays 5.327 personnes.

Le taux de mortalité est "aujourd'hui clairement inférieur à 5%", a déclaré mardi la ministre de la Santé Agnès Buzyn alors qu'un quatrième patient a été hospitalisé dans l'Hexagone. À ce stade cependant, il est extrêmement compliqué de déterminer avec précision le taux de mortalité car on ne sait pas combien de personnes sont réellement infectées. 

Jusqu'à aujourd’hui les coronavirus ont été à l’origine de deux épidémies mortelles : le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) et le Mers (syndrome respiratoire du Moyen-Orient).  Selon l'OMS, l'épidémie de Sras avait fait 774 morts dans le monde sur 8.096 cas en 2002/2003 avant d'être jugulée, soit un taux de mortalité de 9,5%. Toujours en cours, l'épidémie de Mers a fait 858 morts sur 2.494 cas depuis septembre 2012, soit un taux de mortalité de 34,5%. D'après Agnès Buzyn, le nouveau virus "est moins mortel que celui du Sras ou du Mers. Par contre, il a l'air plus contagieux".

Bientôt un vaccin ?

Actuellement il n'existe aucun vaccin ni médicament contre le nouveau coronavirus. Les chercheurs des Instituts nationaux de santé américains (NIH) ont cependant annoncé mardi avoir lancé des recherches pour mettre au point un vaccin, un travail qui prendra plusieurs mois. "Nous envisageons le pire des scénarios", celui d'"une plus grande épidémie", a expliqué Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses aux États-Unis. La Russie a également annoncé son intention de développer un vaccin en collaboration avec la Chine. Des scientifiques de l'Institut Doherty en Australie ont par ailleurs annoncé être parvenus à répliquer en laboratoire le coronavirus, une étape considérée cruciale.

Au début des années 2000, l'épidémie de Sras avait été endiguée en quelques mois grâce à une grosse mobilisation internationale. La Chine avait imposé de strictes mesures d'hygiène à sa population (dont le port de masques), et des dispositifs d'isolement et de quarantaine avaient été mis en oeuvre. Pékin avait également interdit la consommation de civettes, mammifère via lequel le virus se transmettait à l'homme. Dans le cas du nouveau virus, on ne sait pas encore quel animal joue ce rôle d'intermédiaire. En attendant de le connaître, la Chine a interdit le commerce de tous les animaux sauvages.

Enfin, les spécialistes mettent en avant l'importance des "mesures-barrières", efficaces pour d'autres maladies virales comme la grippe : se laver les mains fréquemment, tousser ou éternuer dans le creux de son coude ou dans un mouchoir, éviter de se toucher le visage etc.

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