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Santé – Sciences

Téléconsultations médicales en Indre-et-Loire : pour qui et pour quand?

vendredi 14 septembre 2018 à 18:03 Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine

Les médecins peuvent dès ce samedi 15 septembre proposer à leurs patients des consultations à distance, par visioconférence. Ces consultations sont remboursées comme des consultations classiques. Le principe est là, mais dans les faits, peu de médecins sont prêts en Indre-et-Loire.

Illustration
Illustration © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Indre-et-Loire, France

A partir de ce samedi 15 septembre, les téléconsultations médicales sont désormais accessibles à tous, pour peu que les médecins soient d'accord. Elles sont remboursées comme une consultation classique. En clair, c'est une consultation en ligne, un examen médical, en visioconférence, avec une interface sécurisée. C'est le médecin qui décide de la téléconsultation et non le patient, et c'est lui qui l'oriente vers un spécialiste qui peut également avoir recours à la téléconsultation. Pour l'heure, après avoir contacté la CPAM d'Indre-et-Loire, on ne connait pas le nombre de médecins qui vont faire ces téléconsultations dès ce 15 septembre. On ne sait pas non plus combien ont fait une demande d'équipement. 

Combien des 1162 médecins généralistes et spécialistes d'Indre-et-Loire vont faire des téléconsultations? Impossible à savoir  

Des tests ont été menés par le CHRU de Tours, notamment dans son service gériatrie depuis deux ans (septembre 2016), avec trois Ehpad d'Indre-et-Loire (la Résidence du Parc à Chambray-lès-Tours, les Amarantes à Tours-Centre et la maison de retraite médicalisée de Ligueil). "Il ne s'agit pas de remplacer toutes les consultations médicales des personnes âgées" dit le docteur Joëlle Bleuet, praticien au service de médecine gériatrique du CHRU de Tours. "On vise surtout une population qui a une grande difficulté à se déplacer en consultation, ce qui leur apporte un vrai confort physique. La visio-consultation se fait avec les professionnels de la maison de retraite ce qui nous permet d'avoir toutes les données médicales du patient"

C'est le médecin qui décide de la téléconsultation, et non le patient

La téléconsultation médicale va être mise en place dans quelques mois à la maison de santé de Descartes. Il va améliorer le suivie des patients en dermatologie dans un premier temps. "Nous avons un souci dans le secteur avec des délais relativement longs pour l'obtention de rendez-vous, entre six mois et un an" précise le docteur Cindy Veauvy.  "Les consultations pourront être faites sur place, à Descartes, avec une infirmière formée en plaie-cicatrisation. Les dossiers seront ensuite envoyés à des dermatologues et le rendez-vous pourra être avancé en cas de besoin". 

Les rapports humains, l'empathie, la communication, l'écoute, sont beaucoup plus importants que la prescription et l'expertise médicale sur une lésion par exemple. Le Docteur Maxime Pautrat, de la maison de santé pluridisciplinaire de Ligueil

A la maison de santé de Ligueil, également dans le sud-Touraine, la télémédecine (et non téléconsultation) est déjà en place, pour avoir des rendez-vous à distance avec des spécialistes comme des ophtalmologistes. Des consultations avec des addictologues ont aussi été faites. Pour autant, le Docteur Maxime Pautrat, comme ses collègues généralistes, n'est pas convaincu par la téléconsultation médicale qui pourrait conduire à des dérives. "Il ne faut pas que cette téléconsultation remplace la consultation en face du médecin" explique-t-il. "Nous devons garder les échanges avec les patients. Des médecins seront peut-être ravis de faire ce qu'on pourrait appeler de l'abattage, voir une quinzaine de patients en une heure. On peut craindre une autre pratique médicale, plus mercantile".