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Dossier : Coronavirus

TÉMOIGNAGE - Coronavirus : "Mon mari savait qu'il était mal protégé à l'hôpital et qu'il courait un risque"

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Besançon, France Bleu

Après le décès du médecin urgentiste de Lons-Le-Saunier, Eric Loupiac, du Covid-19, son épouse Claire porte plainte. Dans un témoignage à France Bleu, elle explique que son mari, comme les autres médecins, était mal protégé à l'hôpital. Elle met en lumière les erreurs commises et demande justice.

Sur les grilles de l'Hôtel-Dieu s'affiche les hommage au docteur Eric Loupiac, médecin urgentiste à l'hôpital de Lons-le-Saunier décédé du Covid_19
Sur les grilles de l'Hôtel-Dieu s'affiche les hommage au docteur Eric Loupiac, médecin urgentiste à l'hôpital de Lons-le-Saunier décédé du Covid_19 © Maxppp - Philippe Trias

L'hôpital aurait-il du mieux protéger l'urgentiste de Lons-le-Saunier Eric Loupiac mort du Covid-19 le 23 avril dernier à Marseille où il avait été transféré ? Sa femme, Claire Loupiac, en est convaincu et a décidé de saisir la justice. Dans un entretien accordé à France Bleu Besançon, elle explique que les protections n'étaient pas suffisantes à l'hôpital. Son mari était d'ailleurs conscient du risque grandissant.

C'est sûr, il a été contaminé à l'hôpital

Claire Loupiac a la voix qui tremble, mais elle est déterminée quand elle raconte ce qui est arrivé à son mari, Eric Loupiac. Elle est en colère contre l'hôpital qui n'a pas protégé son mari. Lui savait que le risque était grand, explique l'épouse de l'urgentiste qui se battait auprès de l'AMUF pour qu'il y ait plus de moyens : "ça fait plus d'un an qu'il se battait pour l'hôpital public qui voyait les conditions de travail se dégrader, le manque d'effectif médical et paramédical, le nombre de lits fermés. Il me disait on court une catastrophe." 

Cette catastrophe, c'est le Covid-19 qui l'a révélée. Son mari le docteur Loupiac prend une garde le week-end du 7 mars. "Il savait qu'il y avait un manque de moyens de protection, qu'il était mal protégé et qu'il courrait un risque" ajoute Claire Loupiac . Elle se rappelle que depuis le début de l'épidémie en Chine, il surveillait ce qui se passait. Ils avaient d'ailleurs choisi de rester confinés chez eux et se faisaient livrer les courses dès le premier mort en France, le 26 février.

Des soignants pas assez protégés

Pour elle, il n'y a aucun doute, l'hôpital n'a pas assez protégé les soignants. Son mari lui avait expliqué : "Les malades asymptomatiques qui étaient très contagieux restaient au niveau des urgences, sans masque. Donc, c'est eux qui participaient à la propagation du virus. Il aurait fallu protéger toutes ces personnes qui venaient pour autre chose que le coronavirus, mais qui pouvaient être asymptomatiques et peut-être porteuses de virus. Il fallait les protéger à l'entrée des urgences et ça n'a pas été fait." 

Une quête de vérité

Claire Loupiac veut savoir ce qui s'est passé, si des erreurs ont été commises. Elle précise : "Je ne veux plus qu'un drame comme ça se reproduise. C'est fini. Mon mari en a fait les frais. Nous en faisons les frais. Mais ce qu'on veut, c'est que ça ne se reproduise pas."

Le docteur Loupiac a été inhumé jeudi 30 avril. Mais sa femme souhaite organiser une réunion à la sortie de confinement avec les collègues, y compris de l'Amuf, l'association des médecins urgentistes, dont il était le délégué dans la région.

Le témoignage de Claire Loupiac

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