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Santé – Sciences

TÉMOIGNAGE - Une Auvergnate crée une association pour sensibiliser au syndrome des ovaires polykystiques

Le SOPK, ou syndrome des ovaires polykystiques, touche plus d'une femme sur dix. Cette pathologie, peu connue, entraîne de nombreux problèmes de santé. Une association nationale s'est créée en Auvergne pour aider les femmes victimes de cette maladie.

Ophélie, Kelly et Rémi sont à la tête de Esp'OPK, une association qui fédère les malades touchés par le SOPK
Ophélie, Kelly et Rémi sont à la tête de Esp'OPK, une association qui fédère les malades touchés par le SOPK © Radio France - Mickaël Chailloux

"On m'a détecté un truc pas super cool, le SOPK". C'est en ces termes que la youtubeuse EnjoyPhoenix parle du syndrome des ovaires polykystiques. Cette maladie est pourtant peu connue du grand public, bien que constatée depuis l'Antiquité et étudiée depuis les années 30. Selon les chercheurs, qui l'ont mise en évidence lors du consensus de Rotterdam en 2003, cette maladie apparaît chez la femme lorsqu'elle possède "au moins deux des trois critères diagnostics suivants : un trouble des cycles menstruels, qui sont plus longs avec une durée courte des règles, de l'acné ou de la pilosité ainsi que la présence de follicules sur les ovaires." Ces femmes rencontrent souvent un problème de fertilité. 

"Un trou noir"

Kelly Martin est une jeune auvergnate de 20 ans. Originaire de Saint-Eloy-les-Mines (Puy-de-Dôme), elle avait, dès son plus jeune âge, constaté, sans le savoir, des symptômes comme de l'acné, de la pilosité, ainsi qu'une fatigue extrême, au point de ne pas pouvoir se lever pour aller au lycée. Mais c'est après une volonté d'avoir des enfants qu'elle a été diagnostiquée SOPK. "Ça m'est tombé dessus" explique la jeune femme. "Lorsqu'on essaye d'avoir des enfants, on se pose des questions : on apprend à détecter l'ovulation. Et c'est à ce moment-là qu'on se rend compte qu'il y a quelque chose qui ne va pas." 

Cette maladie pose un certain nombre de problèmes dans la vie de tous les jours. Ophélie, jeune marseillaise touchée par le syndrome, confirme ce handicap au quotidien. "Au travail, parfois, il y a des journées où l'on est moins productive. Il m'arrive de développer des migraines progressivement mais ce n'est pas quelque chose qu'on annonce lors d'un entretien d'embauche."

Pour la docteur Christelle Ballester, gynécologue à la clinique privée La Chataigneraie à Beaumont, ce syndrome peut causer de nombreux problèmes de santé. "Ces patientes sont plus susceptibles de développer du diabète de type 2 ou encore des maladies cardiovasculaires." Le SOPK est une pathologie qu'elle connait bien : la praticienne estime qu'environ une patiente sur trois venue consulter pour des problèmes d'infertilité possède ce syndrome.

Un annuaire des praticiens sensibilisés au SOPK 

L'association a été créée en novembre 2018. Depuis sa création, Kelly et Ophélie ont eu l'habitude de répondre aux questions des jeunes femmes qui s'interrogeaient sur leurs symptômes. Des après-midi de tractage sont aussi organisés à Clermont-Ferrand comme à Marseille bientôt. 

L'association a aussi lancé des partenariats avec des associations sœurs, comme Bamp! sur l'infertilité ou Endo'Mind sur l'endométriose. Cette semaine, les membres du bureau ont également annoncé un nouveau partenariat qui aura pour but de créer un annuaire des praticiens sensibilisés au SOPK.