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Tests Covid-19 : les délais s'allongent, les laboratoires à 100% de leurs capacités

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Par , France Bleu Breizh Izel

Le nombre de tests effectués depuis début juillet est en forte augmentation dans le Finistère. Plus de 2 500 tests ont été effectués en fin de semaine dernière. Les structures des différents laboratoires, publics ou privés, tournent à plein régime.

Écouvillons pour des tests PCR (Illustration)
Écouvillons pour des tests PCR (Illustration) © Radio France - Olivier Duc

Pourquoi les délais pour faire des tests ou en recevoir les résultats s'allongent-ils ces derniers jours dans le Finistère ? Pour faire simple, on teste beaucoup plus avec moins de moyens. Lors de la première vague qui avait épargné la Bretagne, toute l'économie médicale était tournée vers le Covid-19, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Or, avec le frémissement de la maladie dans le Finistère, le nombre de demandes de test a explosé. 

Thomas Couturier est médecin généraliste à Quimper et président de l'Union pour la santé du pays de Quimper. Selon lui, il ne faut pas paniquer à cause des chiffres sanitaires qui se dégradent (voir chiffres en bas de l'article) et l'allongement des délais s'explique par trois facteurs qui se cumulent : "Le délai s'allonge mécaniquement car l'activité médicale a repris dans les laboratoires (hors Covid), le nombre de PCR demandés est plus important actuellement et les soignants sont ressortis fatigués du confinement et il y a des personnels en vacances et donc moins disponibles".

Le nombre de tests risque d'exploser

Depuis le début du mois de mai, il y a eu un peu plus de 19 000 tests PCR dans le Finistère. Dont près de  6 000 ces deux dernières semaines et 2 500 en fin de semaine dernière ! Un chiffre qui va encore augmenter cette semaine. 

Le Finistère a une capacité de 900 tests par jour environ. Il manque du personnel que ce soit chez les privés ou dans les centres de prélèvement des hôpitaux : "C'est la ressource humaine qui manque pour réaliser ces prélèvements, des infirmières par exemple. De plus, nous avons peu de sites pour ouvrir des créneaux" explique Iann Dorval, le responsable du laboratoire au CHIC de Quimper.

Ce qui explique que les délais s'allongent parfois au delà des 24h (objectif fixé de l'ARS) jusqu'à 72h selon les jours. Eurofins a dû par exemple envoyer des données à des laboratoires parisiens le week-end dernier car les équipes bretonnes n'arrivaient plus à suivre le rythme. Labocea, le laboratoire public d'analyse vétérinaire, prête également son concours. Il réalise environ 200 tests par jour dans le Finistère en ce moment. A l'échelle de la Bretagne, il effectue 600 dépistages par jour, soit le maximum de ses capacités de traitement et son directeur, Eric Laporte, confirme la montée en puissance "extraordinaire" de ces 72 dernières heures : "On a appris qu'on est mobilisé à nouveau jusqu'au 30 octobre. On est fortement saturé et on ne pourra pas aller beaucoup plus haut car contrairement à la situation au printemps, nous avons repris nos activités classiques". 

De nouveaux lieux pour tester les bretons

Pour tester plus, un nouveau drive-covid va être installé à Brest, sur le parking de l'Arena, peut-être dès cette semaine si la logistique le permet car cela va nécessiter du personnel soignant en plus. Même chose à Quimper où un centre de dépistage spécifique va revoir le jour à l'hôpital. Le laboratoire du CHIC est saturé par la demande.

Le bon point, c'est que ce sont pas forcément des personnes symptomatiques qui demandent à faire des tests, mais plutôt des gens inquiets. Le Finistère serait donc victime aussi de sa prudence.

L'important est de suivre les indicateurs. Le taux de positivité - qui était de 0,1% fin juin - est désormais de 3,1. Il se rapproche du seuil d'alerte de 5%. Le taux d'incidence, qui mesure la part de la population touchée sur 100 000 habitants, est lui de 15,3 (6,8 en Bretagne). Le Finistère a dépassé le seuil de vigilance mais est encore loin du seuil d'alerte (dépassé par exemple en Mayenne) et qui est fixé à 50 cas pour 100 000 habitants.

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