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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les nouveaux tests rapides antigéniques sont "fiables mais moins sensibles"

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Diagnostiquer un cas de Covid-19 en quinze minutes, c'est l'objectif des tests antigéniques en cours de livraison en Ile-de-France. "Ces tests vont être très utiles" même s'ils sont "moins sensibles" que les tests PCR, explique sur France Bleu Paris le virologue Jean-Michel Pawlotsky.

Les tests rapides antigéniques se pratiqueront aussi avec un écouvillon.
Les tests rapides antigéniques se pratiqueront aussi avec un écouvillon. © Maxppp - Philippe Renault

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mardi que des tests de dépistage rapides du coronavirus, dits "tests antigéniques", seront déployés à partir de cette semaine dans les hôpitaux de l'AP-HP. 100.000 tests ont été commandés et sont en cours de livraison. Mais pour Jean-Michel Pawlotsky, chef du service biologie et pathologie de l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne), il faut encore "mettre en place les essais pilotes" avant d'envisager un "déploiement" sur le territoire a t-il déclaré sur France Bleu Paris

Des tests moins fiables ? 

Ces tests antigéniques sont présentés comme moins fiables que les tests PCR, mais le professeur Pawlotsky, nuance : "le terme 'fiable' n'est pas tout à fait exact, ils sont fiables mais sont moins sensibles que les tests PCR. De temps en temps, il peut y avoir des négatifs chez des sujets qui ont des quantités de virus relativement faibles."

Pour le professeur cette nouvelle technique, couplée aux tests PCR, doit permettre de dépister plus vite et plus massivement. "Ces tests vont être très utiles pour séparer l'activité de diagnostic, c'est-à-dire la recherche de cas positifs, puis l'activité de dépistage, qui est plutôt la recherche de cas négatifs, effectuée sur de grandes populations, par exemple les entreprises , pour permettre aux gens de continuer de travailler."

Pourquoi sont-ils plus rapides ? 

Les tests antigéniques, toujours réalisés par un prélèvement avec un grand coton-tige dans le nez, nécessitent des moyens moins importants pour analyser les résultats car ils recherchent les protéines du virus et non son ADN comme les tests PCR. Pour cela, les particules sont mélangées avec un réactif et le résultat est obtenu au bout de quinze ou vingt minutes.  

Quand les tests antigéniques seront-ils accessibles au grand public ? 

Pas de date précise encore. "Nous attendons un arrêté ministériel aujourd'hui ou demain, pour permettre l’utilisation de ces tests comme des tests rapides d'orientation de diagnostic. L'assistance publique des hôpitaux de Paris va mettre en place quelques essais pilotes pour montrer la faisabilité de la chose, et ensuite le déploiement va pouvoir se faire", explique le professeur Pawlotsky.

Toutefois, le virologue de l'hôpital Mondor estime que ces tests rapides doivent être destinés aux "opérations de grande envergure. Par exemple, les universités à la rentrée, sur le tour de France ou le monde du spectacle", car ils sont "plus souples et parfaitement adaptés à cela." 

En revanche, si vous avez des symptômes ou que vous êtes cas contact, le professeur Jean-Michel Pawlotsky recommande toujours de passer par la procédure habituelle, à savoir, "aller en labo et passer le test PCR", quitte à devoir faire la queue. 

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