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Tests salivaires dans les écoles : "Il faut sucer le coton-tige comme si c'était une sucette"

Les tests salivaires ont débuté ce lundi 8 mars dans les écoles en Normandie. La rectrice était présente au groupe scolaire Méliès à Bihorel (Seine-Maritime) pour rencontrer les parents et assurer que le dispositif allait prendre de l'ampleur au fil des jours.

Il ne faut pas cracher, il faut sucer l'écouvillon comme une sucette
Il ne faut pas cracher, il faut sucer l'écouvillon comme une sucette © Radio France - Olivia Cohen

Des tests salivaires dans les écoles. Promesse du gouvernement depuis que la Haute autorité de santé a donné son feu vert le 11 février dernier, l'expérimentation a débuté ce lundi 8 mars au matin en Normandie, jour de rentrée scolaire. 17 écoles de Seine-Maritime et une demi-douzaine environ dans l'Eure ont accueilli le dispositif.

Au groupe scolaire Georges Méliès, à Bihorel, 60 familles ont accepté que leur enfant soit testé de cette façon, en présence de Christine Gavini-Chevet, rectrice de l'Académie de Normandie. Elle assure que cette opération va monter en puissance dès jeudi et vendredi : "Nous demandons le consentement écrit des parents et nous voulions voir si les parents réagissaient positivement. Dans cette école, sept parents sur dix ont accepté que leur enfant se fassent tester, c'est un bon résultat et nous espérons qu'à terme, huit à neuf élèves sur dix se fassent tester à partir de la semaine prochaine."

"On ne crache pas !"

"Alors non, on ne crache pas, ce n'est pas ça du tout", nous corrige Capucine, 7 ans : "C'est un coton-tige qu'on met sur la langue et qu'on doit sucer comme une sucette !"

Un banc a été installé dans la cour de récréation. Les enfants sont placés en rang d'oignon devant, chacun dispose de son dossier médical et de son tube à essai qui servira à recueillir le coton-tige humecté de salive. Guillaume Girault, biologiste venu superviser l'opération, donne le top départ. On garde le coton-tige une minute dans la bouche. Les enfants reconnaissent unanimement que c'est moins pénible qu'un écouvillon dans le nez, à l'image de Samir, 9 ans : "Au moins, là, on est préparés alors qu'un coton-tige dans le nez, ça surprend !"

Des membres de la Croix-Rouge et des biologistes ont été appelés en renfort. Car la logistique de ce type d'opérations pose question. Les infirmières scolaires peinant déjà à assurer leur mission, elles l'ont rappelé, qui sera chargé à l'avenir de ces opérations de dépistage

"Envisager un auto-prélèvement par les enfants"

Guillaume Girault, biologiste médical au laboratoire de la Clinique de l'Europe, à Rouen, suggère des pistes : "Vu la simplicité de mise en œuvre, je pense qu'on peut envisager dans un cadre bien accompagné un auto-prélèvement à partir d'un certain âge, c'est tout-à-fait possible ! Sous la surveillance d'un professeur, avec une équipe médicale restreinte, on peut envisager que ce soit fait par les enfants eux-mêmes."

Ces tests salivaires seront pratiqués en priorité dans les écoles des secteurs où le virus circule activement, en fonction des informations transmises par l'ARS au rectorat. Un premier bilan sera tiré en fin de semaine.

ÉCOUTEZ comment fonctionne un test salivaire - Reportage : Olivia Cohen

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