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Dossier : Mission "Alpha", la deuxième aventure de Thomas Pesquet dans l'espace

Deuxième mission dans l'espace pour Thomas Pesquet : c'est quoi, la station spatiale internationale ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Thomas Pesquet doit s'envoler le 23 avril pour la station spatiale internationale. Décriée par certains, pour son coût notamment, l’ISS n’en demeure pas moins un formidable laboratoire où s'entremêlent recherche médicale, physique fondamentale et préparation pour des vols habités vers Mars.

Outre les multiples possibilités d'expériences qu'elle permet, notamment en apesanteur, l'ISS est, à sa manière, un formidable outil de diplomatie scientifique
Outre les multiples possibilités d'expériences qu'elle permet, notamment en apesanteur, l'ISS est, à sa manière, un formidable outil de diplomatie scientifique © AFP - NASA

Ce 23 avril à 11h49 (heure de Paris), Thomas Pesquet partira pour sa deuxième mission dans l'espace à bord de la capsule Crew-2 Dragon de Space X lancée depuis la Floride. L'astronaute français âgé de 43 ans et ses coéquipiers -, les Américains (NASA) Megan McArthur et Shane Kimbrough, et le Japonais (JAXA) Akihiko Hoshide - doivent passer six mois à bord de la station spatiale internationale (ISS).

Un budget total d'une centaine de milliards de dollars

Située à environ 400 km au-dessus de la Terre, l'ISS est un gigantesque laboratoire spatial, grand comme un terrain de foot. En orbite depuis 20 ans, la station est cependant l'objet de critiques, parfois vives. Notamment eu égard à son coût : d'un budget total d'une centaine de milliards de dollars (dont l’Europe prend en charge entre 5 et 10 milliards), le laboratoire est l'un des plus chers au mètre carré. Alors même, selon certains, que les retombées scientifiques paraissent minces…

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La gravité, cette force si puissante sur Terre, peut s’y absenter

Pour autant, passé le vent des critiques, l’ISS reste un formidable espace de recherche où s'entremêlent recherche médicale, physique fondamentale et préparation pour des vols habités vers Mars. Ainsi permet-elle notamment de supprimer la gravité, la force la plus puissante sur Terre, laquelle masque toute une série d'autres phénomènes physiques, physiologiques, chimiques.

À ce titre, le laboratoire rend possible une gamme variée d'expériences, qui visent trois objectifs principaux : la préparation des futurs vols de longue durée, une meilleure compréhension de la physiologie humaine et des avancées en physique.

Des traitements contre l'ostéoporose testés sur l’ISS

En effet, avant d'envoyer des hommes et des femmes vers des destinations très lointaines, il s’agit de comprendre comment l'organisme humain réagit aux effets de la microgravité et développer les technologies nécessaires à la protection des astronautes. Des recherches souvent utiles aussi à ceux qui restent sur Terre : on a ainsi testé dans l'ISS des traitements contre l'ostéoporose, notamment le Prolia qui a depuis été mis sur le marché. Thomas Pesquet a déjà servi pour sa part de "cobaye" pour étudier les effets d'une perte de repères sur le cerveau, une des caractéristiques des voyages en apesanteur mais aussi de plusieurs maladies neurodégénératives sur Terre.

Un puissant outil de diplomatie scientifique

Et puis, outre son intérêt scientifique, défendu par les uns et contesté par les autres, l’ISS est aussi, indirectement et malgré les quelques soubresauts et divergences de vues entre États qui ont parfois retardé la bonne marche du projet, un puissant outil de diplomatie scientifique : quel autre espace d’échanges permet d’aussi facilement lier dans un même effort Russes, Français et Américains ? 

À la fin de sa mission, Thomas Pesquet occupera le poste de commandant de l’ISS, responsabilité qui n’a jamais été confiée à un Français. n symbole fort selon le directeur du CNES à Toulouse, Frédéric Pradeilles : "La France est le deuxième pays au monde en termes d'effort financier par habitant, en matière de spatial. C'est important que Thomas porte aussi cette dimension-là, mais encore une fois, c'est ce dialogue permanent entre France et Europe qui est fondamental. Et c'est vrai que ça va être très symbolique par rapport à ça."

L'avenir de l'ISS fait actuellement l'objet de discussions entre les pays impliqués, qui débattent de l'opportunité de prolonger son exploitation jusqu’en 2028. La Russie a annoncé qu'elle envisageait de quitter le projet et de construire sa propre station spatiale en 2025.

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