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Santé - Sciences

Toulouse : l'école ne remplacera pas l'expérience du terrain pour les assistants régulateurs dit le SAMU 31

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Près de deux ans après la mort, faute de soins, de Naomi Musenga à Strasbourg, les premières formations d'assistant régulateur ouvrent leur portes en France. Une bonne chose pensent ceux du SAMU 31, mais qui ne remplacera pas l'expérience du terrain.

photo d'illustration
photo d'illustration © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Ne plus laisser des personnes mourir à cause d'une erreur de régulation au SAMU. C'était la demande de la ministre de la Santé au lendemain, l'an dernier, de la mort de Naomi Musenga. Cette jeune femme décédée à Strasbourg après qu'une régulatrice du SAMU a négligé et même raillé son appel. Pour ne plus revivre cette situation, les autorités sanitaires ont donc décidé de créer une formation unique pour les régulateurs du SAMU, les "assistants de régulation médicale", chargés de réguler avant la prise en charge par le médecin. Auparavant, nombreux étaient ceux qui se formaient sur le tas. 

J'ai été formée quinze jours et on m'a dit "débrouille toi"

Dans le pavillon Louis Lareng de l’hôpital Purpan à Toulouse, Virginie est assistante régulation depuis quinze ans. À son arrivée, en pleine période de grève du personnel, la formation s'est limitée à deux semaines. Heureusement son expérience d’ambulancière dans le privé lui a bien servi. "Le terrain est important pour mieux visualiser les situations. Il faut passer des deux cotés de la barrière." Franck, ancien ambulancier lui aussi, a bénéficié de quatre mois de binôme à son arrivée et estime qu'une formation plus poussée aurait été utile "sur l'utilisation des logiciels" notamment.

500.000 appels reçus chaque année

Au SAMU 31 les vacations quotidiennes durent douze heures et chacun reçoit entre soixante et cent appels. Les assistants de régulation doivent "faire le tri" le plus rapidement possible avec deux priorités, déterminer l'urgence vitale et obtenir une localisation la plus précise avant de transmettre le dossier au médecin-régulateur qui choisit d'envoyer, ou pas, une équipe de secours, par la route ou via l'un des deux hélicoptères disponibles. "Amener l’hôpital au pied de l'arbre" comme le voulait l'inventeur toulousain du SAMU, le professeur Louis Lareng.

Dix formations en France

Dix centres de formation viennent d'ouvrir leur portes en France, ou vont le faire dans les prochaines semaines. Un enseignement théorique doublé de stages sur le terrain. C'est ainsi que le SAMU 31 vient d'accueillir un groupe d’élèves en provenance de Nice. "Une formation, ça professionnalise" dit Cédric Noziére, cadre de santé au SAMU 31, "une école va vous amener le B-A-BA, tout ce que vous devez demander à un patient, mais pas l'expérience de terrain, de la réanimation cardio-pulmonaire, par exemple".

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