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25 urgentistes du CHU de Toulouse vont démissionner pour dénoncer le manque de moyens

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

25 urgentistes du CHU de Toulouse vont présenter leur démission lundi 13 juillet pour dénoncer le manque de moyens. Ils le disent dans une lettre adressée à la direction du CHU et à l'ARS et relayée par le journal Libération ce jeudi.

Les personnels des urgences du CHU avaient déjà manifesté en 2019 (ici à Purpan sur les rails du tramway)
Les personnels des urgences du CHU avaient déjà manifesté en 2019 (ici à Purpan sur les rails du tramway) © Maxppp - FREDERIC CHARMEUX

C'est une démission "en bloc". Celle de 25 urgentistes du CHU de Toulouse qui devrait être effective lundi prochain. Les médecins l'annoncent ce jeudi 9 juillet dans un courrier adressé à l'ARS et à la direction du CHU et relayé par le journal Libération. Ils se disent excédés par le manque de moyens pour les services d'urgence.  

"Nous refusons d'exercer au quotidien dans la peur" 

"Exercer ce métier difficile, dans des conditions épouvantables et indignes pour les patients : c'est non. (...) C'est pourquoi nous choisissons de quitter nos fonctions dans une institution où la seule de nos revendications, celle de la sécurité de nos patients, est traitée avec le plus grand mépris", écrivent-ils.  "La direction du CHU de Toulouse a décidé de suspendre la totalité de ces moyens, nous contraignant à travailler dans la peur. Nous refusons désormais d'exercer au quotidien dans la peur, faute de moyens pour travailler correctement", dénoncent les médecins.    

Contacté par France Bleu Occitanie, la direction du CHU de Toulouse n'a pas souhaité réagir pour l'instant. Les urgentistes toulousains rappellent à l'AFP qu'ils s'étaient déjà mobilisés en 2019 pour réclamer "plus de médecins régulateurs au Samu (et) plus d'équipes Smur", en estimant que le bassin démographique toulousain était "le moins bien doté de France". Au total, 90 médecins urgentistes travaillent au CHU de Toulouse.

Le Ségur de la Santé, un "enfumage"

Cette nouvelle tombe alors que le gouvernement vient de proposer un projet d'accord à 180 euros net mensuels au moins pour les personnels hospitaliers dans le cadre du Ségur de la Santé et après deux jours de discussions. Un projet d'accord qui ne concerne pas les médecins et qui prévoit que l'ensemble des salariés paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non-médicaux (techniciens, brancardiers, etc.) des hôpitaux et des Ehpad publics pourront avoir une première revalorisation de 90 euros net en septembre et une seconde, de 90 euros net également, qui entrera en vigueur en mars 2021.

Ce projet s'inscrit dans une enveloppe globale de 7,5 milliards d'euros. Mais il ne convient pas du tout à certains soignants toulousains.

Ainsi, Julien Terrié, délégué CGT au CHU de Toulouse s'agace : "C'est un bel enfumage ! En dessous de 300 euros net, c'est de la provocation on l'a toujours dit. Et on est loin du compte. Et cette mesure n'est même pas conditionnée à une augmentation régulière du point tous les ans, donc nos salaires vont continuer à baisser."

Et il prévient : "les mardis de la colère vont continuer". Une manifestation est ainsi prévue mardi 14 juillet à Toulouse, au Monument aux morts, à 14h, à l'appel de la CGT du CHU mais aussi de SUD, du NPA ou encore du Parti de gauche. 

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