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Santé – Sciences

Toulouse : Airbus prépare son dernier satellite météorologique avant le lancement

mercredi 18 avril 2018 à 6:34 Par Bénédicte Dupont, France Bleu Occitanie et France Bleu

Ils sont rares ceux qui ont pu approcher un satellite de près : découvrez le MetOp-C, le dernier satellite météo du programme d'Airbus Defence and Space. Il sera lancé en septembre prochain. En attendant, il subit les tous derniers tests à Toulouse.

Le Metop-C sera lancé en septembre prochain.
Le Metop-C sera lancé en septembre prochain. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Airbus Defence and Space (ex Astrium) s'apprête à lancer son dernier satellite météorologique issu du programme MetOp. MetOp-C est identique aux deux autres placés en orbite en 2006 et 2012, il était sensé les remplacer mais il va les compléter. MetOp-C a été  construit, comme ses deux aînés MetOp-A et MetOp-B, en partie à Toulouse, en partie en Allemagne. Il sera lancé dans l'espace en septembre depuis Kourou en Guyane. L'appareil a été présenté dans les locaux de l'Astrolabe près du CNES à la presse spécialisée et à son client, l'Eumetsat, l'agence européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques, avec qui travaille Météo France.

C'est la partie gauche, la plateforme, qui a été construite à Toulouse. Elle sert aux services de base : énergie, communication, orientation. - Radio France
C'est la partie gauche, la plateforme, qui a été construite à Toulouse. Elle sert aux services de base : énergie, communication, orientation. © Radio France - Bénédicte Dupont

Prévus pour se succéder les uns aux autres, les MetOp vont travailler simultanément

MetOp-C est un beau bébé de plus de 4 tonnes. Une fois ses panneaux solaires déployés, il fera plus de 17 mètres de large. Il est conçu pour être en orbite polaire, c'est-à-dire basse, à 800 kilomètres d'altitude. Il est composé de deux parties : la plateforme conçue à Toulouse, elle fournit les services de base comme l'énergie, la stabilisation et la communication avec le sol; et la charge utile, la grosse partie orange conçue sur le site Airbus de Friedrichshafen en Allemagne, qui embarque les instruments de mesure.

MetOp c'est la source d’information la plus importante des modèles de prévision numérique du temps. — Alain Ratier, DG Eumetsat

Il a pour vocation d'observer une multitude de données : le vent à la surface des océans, la répartition des glaces de mer, l'ozone, le profils de température et d'humidité sur la verticale (le vent est considéré comme un mouvement uniquement horizontal), etc.

L'appareil mesure 6.5 mètres sur 3, il fera 17 mètres de large une fois ses panneaux solaires déployés. - Radio France
L'appareil mesure 6.5 mètres sur 3, il fera 17 mètres de large une fois ses panneaux solaires déployés. © Radio France - Bénédicte Dupont

Les progrès des prévisions météo grâce au programme MetOp

MetOp-C ne date pas d'aujourd'hui : pour des raisons de coûts et d'optimisation, Airbus a construit ses trois satellites en même temps ou presque sur un modèle strictement identique : le premier a été lancé en 2006, le second en 2012. Et le troisième de la fratrie a été vérifié tous les ans depuis 2009, réassemblé dernièrement et testé jusqu'à son lancement en septembre prochain. Ce à quoi ne s'attendaient pas les ingénieurs, c'est la résistance de ces appareils. Tandis que ses aînés devaient durer 5 ans et demi, ils sont toujours dans l'espace après 12 et 6 ans de service. Le troisième va donc compléter les données des deux autres, trois fois plus de mesures, une aubaine pour les météorologues.

Ce sera trois satellites sur une même orbite, donc on pourra vraiment bien couvrir l'atmosphère terrestre.  — Nadia Fourrié, chercheur Météo France

Le satellite de 4 tonnes est testé avant son lancement, dans l'Astrolabe d'Airbus près du Cnes au sud de Toulouse. - Radio France
Le satellite de 4 tonnes est testé avant son lancement, dans l'Astrolabe d'Airbus près du Cnes au sud de Toulouse. © Radio France - Bénédicte Dupont

Grâce au programme MetOp, on a augmenté la fiabilité des prévisions météo sur le court terme : pour une prévision fiable à 80%, aujourd’hui, les scientifiques peuvent donner jusqu'à cinq jours, au lieu de quatre auparavant. Cela peut paraître peu, mais avant MetOp, pour gagner un jour de prévision, cela prenait 25 ans. L'autre mission de MetOp visera le long terme, et devra vérifier les théories sur le réchauffement global.

Comparé aux satellites chinois, américains ou russes, MetOp fait la différence avec le nombre d'instruments qu'il embarque. Nous on a sur le même satellite des appareils complémentaires qui font des mesures très différentes — Jean-Paul Gardelle, chef de projet satellite pour Airbus

La partie orange, ce qu'on appelle la charge utile, a été construite en Allemagne. Elle abrite les instruments de mesiure - Radio France
La partie orange, ce qu'on appelle la charge utile, a été construite en Allemagne. Elle abrite les instruments de mesiure © Radio France - Bénédicte Dupont

Le lancement est prévu le 18 ou 19 septembre depuis Kourou. 

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