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Toulouse : épidémie d'appels au Samu 31 pendant les fêtes

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Par , France Bleu Occitanie
Toulouse, France

Pendant les fêtes, le centre de réception et de régulation des appels (CRRA) du Samu, au CHU de Purpan, a enregistré jusqu'à 2600 appels par jour. Reportage.

Le Samu 31 tourne à plein régime pendant les Fêtes.
Le Samu 31 tourne à plein régime pendant les Fêtes. © Radio France - Leïla Méchaouri

Le standard explose au Samu de la Haute-Garonne ! Pendant les fêtes, le centre de réception et de régulation des appels (CRRA), à Purpan, a été surchargé de travail. En cause, les épidémies de grippe, de bronchiolite et de gastro-entérite qui font rage depuis quelques semaines. Autre explication, les médecins généralistes sont en vacances, pour beaucoup. Enfin, cette année Noël et la Saint-Sylvestre sont tombées pendant des week-ends.   

Jusqu'à 240 appels par heure

Résultat, le week-end du réveillon de la Saint-Sylvestre, on a compté 2600 appels par jours, contre 1600 un week-end normal. Et pas toujours pour des cas très graves. "Du respiratoire, du respiratoire, du respiratoire, résume Vincent Bounes, le chef de service du Samu 31. On a deux grands types de populations qui nous appellent : des personnes âgées avec déjà des pathologies et les enfants à cause de l'épidémie de bronchiolite." 

Ces derniers jours, le Samu a enregistré des pics à 240 appels par heure, avec des délais d'attente de 20 minutes environ au téléphone. 

L'infarctus qui arrive en dixième position après les grippes et les gastros est obligé d'attendre". — Virginie Piriou, assistante de régulation médicale

"Aujourd'hui, au moindre souci, les gens composent le 15, poursuit Virginie Piriou, assistante de régulation médicale. Le problème c'est que plus de 80% de nos appels sont en fait destinés à la médecine générale."

Un système saturé

Des écrans affichent les capacités d'accueil des hôpitaux en temps réel.
Des écrans affichent les capacités d'accueil des hôpitaux en temps réel. © Radio France - Leïla Méchaouri

Au-dessus des opérateurs, des écrans affichent les capacités d'accueil des hôpitaux. Là encore, il faut savoir jongler. "Aujourd'hui on a deux établissements en difficulté vers lesquels je ne vais pas adresser les patients parce que je ne veux pas qu'ils attendent des heures dans un couloir", explique Vincent Bounes. 

La moitié des appels au 15 se soldent par un conseil médical téléphonique. Dans l'autre moitié des cas, le Samu envoie des moyens médicaux sur place : un médecin généraliste de garde, une ambulance ou un véhicule des pompiers dans les situations les plus graves. Mais sur le terrain aussi, le système est saturé. Pendant les fêtes, il fallait parfois attendre jusqu'à 6 heures pour voir un médecin de garde.

Rappelons que lorsqu'il n'y a pas d'urgence vitale, il faut composer le 39 66, le numéro d'"Allô docteur", pour contacter un médecin la nuit (à partir de 20h), les week-ends et les jours fériés.

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