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A Toulouse, la "NanoCar Race", première course mondiale de voitures... moléculaires

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Par , France Bleu Occitanie

La "NanoCar Race", première course internationale de molécules-voitures, se déroule depuis le vendredi 28 avril au Cémès, à Toulouse, sous l'égide du CNRS. Plus qu'un défi sportif, une expérience scientifique inédite de 36 heures qui se déroule... sous un microscope.

C'est grâce à ce microscope unique au monde que les équipes parviennent à déplacer, via une impulsion électrique, les nanobolides.
C'est grâce à ce microscope unique au monde que les équipes parviennent à déplacer, via une impulsion électrique, les nanobolides. - Hubert RAGUET / CEMES /CNRS

C'est une course automobile internationale d'un nouveau genre. Dans un laboratoire du CNRS, à l'origine du projet, quatre "voitures" constituées de molécules et invisibles à l'œil nu se sont élancées, depuis le vendredi 28 avril, sur une piste 30 000 fois plus fine que l'épaisseur d'un cheveu, mais qui comprend de vrais virages et même un commissaire de piste. Et même s'ils peuvent être 1 million de fois plus petits qu'une fourmi, on retrouve bien mini-roues et mini-châssis sur les bolides, sous la forme d'atomes associés les uns aux autres.

Les molécules-voitures avancent grâce à un microscope très spécial

Aux manettes de ces drôles de bolides, quatre équipes de scientifiques venus de Suisse, du Japon, des Etats-Unis et cocorico, de France (et en plus, de Toulouse !). Pour faire avancer leurs minuscules berlines, les équipes de chercheurs se servent d'un microscope unique au monde, un microscope dit "à effet tunnel", qui va fournir du carburant aux petits bolides. En l’occurrence, une petite impulsion électrique, qui permet d'activer les molécules. En fonction de leur composition chimiques, celles-ci iront plus ou moins rapidement.

Modèle imprimé en 3D de la voiture nanométrique "Green Buggy", synthétisée par le Toulouse NanoMobile Club, l'équipe française du CNRS  - Aucun(e)
Modèle imprimé en 3D de la voiture nanométrique "Green Buggy", synthétisée par le Toulouse NanoMobile Club, l'équipe française du CNRS - Hubert RAGUET / CEMES /CNRS

Un défi scientifique avant tout

"Mais le but de cette course, ce n'est pas que des scientifiques jouent aux petites voitures entre eux !", s'esclaffe Gwénaël Rapenne, enseignant-chercheur à l'université de Paul Sabatier et leader de l'équipe française engagée, la "Green Buggy". La NanoCar Race, c'est l’occasion pour les chercheurs de développer leurs connaissances sur les technologies moléculaires, qui n'en sont qu'à leurs balbutiements. "A terme, on pourra s'en servir pour améliorer l'efficacité des moteurs et des ordinateurs, et faire d'impressionnantes économies d'énergies ", explique le professeur.

Derrière le défi sportif, un enjeu scientifique explique Gwénaël Rappen, professeur de Chimie à l'Université Paul Sabatier de Toulouse

36 heures de nano-course à visionner sur YouTube

Au total, la course pourrait durer jusqu'à 36 heures au maximum, les capacités de fonctionnement du microscopes étant limitées. Et comme pour les 24 Heures du Mans, pilote et copilote devront se relayer pour dormir... Alors si vous avez envie de découvrir ce à quoi ressemble une course de nano cars, vous pouvez cliquer sur ce lien : la compétition y est diffusée en direct et en intégralité.

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