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Dossier : La santé : un enjeu électoral 2017

A Toulouse, les étudiants en chirurgie dentaire manifestent

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Occitanie
Toulouse, France

Les étudiants en chirurgie dentaire de Toulouse, déjà en grève depuis plus de deux semaines, se sont rassemblés ce 1er février devant la CPAM de Haute-Garonne. Ils s'inquiètent des futures conditions d'exercice de la profession.

Ils étaient une centaine d'étudiants en chirurgie dentaire à manifester ce 1er février devant la CPAM de Haute Garonne
Ils étaient une centaine d'étudiants en chirurgie dentaire à manifester ce 1er février devant la CPAM de Haute Garonne © Radio France - Stéphane Garcia

Les étudiants en chirurgie dentaire ont eux aussi une dent contre la Sécurité Sociale. Ils dénoncent l’échec des négociations concernant les tarifs pratiqués par la profession. L'Assurance maladie propose de plafonner le prix des prothèses, qui représente la moitié des revenus des dentistes. En échange elle propose une hausse du tarif des soins de bases, dit "conservateurs" : comme les simples caries, les détartrages ou les dévitalisations.

La colère des étudiants

Une hausse de 806 millions d’euros sur quatre ans, alors que les dentistes réclament 2,5 milliards d’euros. Une proposition qui passe mal. "Il y a une vraie question d'accès au soins qui est posée, explique Mathieu Bénichou, externe en 6ème année de chirurgie dentaire. On se retrouve obligé de rogner sur la qualité de soin, notamment les matériaux utilisés. De cette manière, on nous oblige à faire du low-cost et une dentisterie à deux vitesses." Pour Flora, une étudiante de 23 ans en sixième année à Toulouse, il faut mettre le paquet sur la prévention, sur le remboursement des soins de base."Il faut arrêter de fonder l’économie d’un cabinet dentaire sur les prothèses. On peut baisser le prix des prothèses, à la seule et unique condition de revaloriser les soins sur lesquels nous perdons de l’argent."

Catherine Lemorton, députée socialiste de Haute-Garonne et présidente de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale, rappelle que "les soins dentaires concentrent près de la moitié des renoncements aux soins" et redit que "le gouvernement a repris le pouvoir".

On ne peut pas donner tout aux chirurgiens dentistes .Chacun raisonne par rapport à sa propre profession. On a d'autres professions qui vont arriver pour l'avenir de leur profession dans les années à venir - Catherine Lemorton, présidente socialiste de la commission des Affaires Sociales à l'Assemblée Nationale.

Faute d'accord entre les deux parties, un arbitre devrait être prochainement nommé, pour imposer aux syndicats et à l'Assurance maladie les montants des plafonnements et des revalorisations. Une méthode critiquée par les dentistes qui parlent d'un 49.3 en matière de santé bucco-dentaire.

"Les complémentaires organisent déjà des réseaux pour limiter le prix des prothèses", affirme Catherine Lemorton.

Un arbitre devrait être prochainement nommé pour imposer les montants de plafonnement et des revalorisation.
Un arbitre devrait être prochainement nommé pour imposer les montants de plafonnement et des revalorisation. © Radio France

Pour comprendre

L'activité d'un dentiste se résume principalement à deux types de soins. D'une part les soins de base, dits "conservateurs" (caries, détartrages, dévitalisations, etc). Leur tarif est imposé par la Sécurité Sociale. Ils représentent 65% de l’activité pour seulement 35% de leur chiffre d'affaires. A l'opposé, les soins "prothétiques", comme la pose de couronnes ou de bridges, pèsent 12% de l'activité mais représentent 53% du CA (source : Confédération Nationale des Syndicats Dentaire). Le problème c'est que ce sont ces tarifs élevés qui poussent une personne sur six, en France, à renoncer à des soins dentaires.

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Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.

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