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Santé – Sciences

Tours : le long parcours des allergiques aux piqûres de guêpes

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Par , France Bleu Touraine

Chaque année en France, plus d'une dizaine de personnes meurent d'une allergie suite à une piqûre de guêpe ou d'abeille. La désensibilisation au venin est l'une des seules solutions pour les personnes allergiques. Au CHU de Tours, plus de 250 patients sont suivis à l'année.

Comme Suzette, au CHU de Tours, 250 personnes sont suivies pour être désensibilisées aux piqûres d'insectes, une allergie qui peut avoir de graves conséquences
Comme Suzette, au CHU de Tours, 250 personnes sont suivies pour être désensibilisées aux piqûres d'insectes, une allergie qui peut avoir de graves conséquences © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Tours, France

Une piqûre ? Un peu de pommade et dans quelques heures, la douleur et la rougeur se seront estompées. Une vérité pour une grande partie de la population, mais pour certains, une simple piqûre de guêpe ou d'abeille peut entraîner de lourdes conséquences et même, dans les cas les plus graves, la mort. Selon les études, entre 2 et 5% de la population serait allergique au venin des hyménoptères, famille qui regroupe aussi les frelons et les bourdons. Chaque année, en France, ces piqûres causent plus d'une dizaine de décès. 

Une désensibilisation lourde mais importante

Suzette s'est rendu compte de son allergie il y a quatre ans, quand elle a été piquée alors qu'elle passait la tondeuse. "J'ai fait une éruption de boutons, au niveau de la ceinture et j'ai eu des petits problèmes respiratoires, témoigne cette femme de 83 ans. Je n'ai pas perdu connaissance. Au bout d'une heure, je me suis relevée et j'ai consulté mon généraliste". Le médecin lui prescrit une batterie de tests : Suzette est allergique au venin de la Vespula, la guêpe germanique, celle que l'on retrouve dans tous les jardins de France. 

Pour déterminer l'origine de l'allergie, des tests avec plusieurs agents potentiellement allergènes sont réalisés - Radio France
Pour déterminer l'origine de l'allergie, des tests avec plusieurs agents potentiellement allergènes sont réalisés © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Depuis, elle est suivie à l'hôpital Bretonneau, à Tours, au service d'allergologie. Tous les mois ou presque, elle est reçue pour une séance de désensibilisation ; des injections à petites doses de venin pour que le corps apprenne à le combattre. Ce processus est lourd, il doit durer au moins cinq ans pour être efficace. 

A Tours, 250 patients sont suivis à l'hôpital 

"Je commence à en avoir marre" reconnait-elle d'ailleurs volontiers. Celle qui habite à Saint-Georges-sur-Cher, à 40 kilomètres doit se faire conduire à chaque séance. "Venir jusqu'ici, cela me gêne un peu, mais je n'ai pas le choix, ou alors j'arrête. J'ai presque envie parfois." Des propos qui font bondir le médecin chargé de la séance, Pierre-Antoine Darène. "L’intérêt de faire cette désensibilisation, c'est d'obtenir une tolérance vis à vis du venin, et qu'en cas de nouvelles piqûres, il n'y ait qu'une réaction locale."

Comme Suzette, 250 patients sont suivis à l'année au CHU de Tours. L'allergologue confirme, le traitement est long pour les patients. "Une fois que l'on a une allergie "vraie" aux hyménoptères, c'est une allergie lourde puisque l'on sait que le pronostic vital peut-être mis en cause. C'est pour cela que ces patients ont besoin d'un suivi et quand c'est possible, une désensibilisation." Parmi les publics à risque, on retrouve les apiculteurs ou encore les pompiers. Là, ces séances peuvent être nécessaires à vie. En cas de piqûre et de nouvelle forte réaction allergique, les patients sont également équipés d'une trousse d'urgence, avec une dose d'adrénaline, pour prévenir les risques de choc anaphylactique. 

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