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Santé – Sciences

Tours: les urgences en grève veulent rencontrer le maire

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Par , France Bleu Touraine

A Paris, les personnels des urgences en grève ont manifesté ce mardi devant le ministère de la santé. A Tours, la mobilisation est plus problématique malgré la grève qui a débuté ce 11 juin aux CHRU et le 13 mai aux urgences pédiatriques à Clocheville.

L'une des banderoles affichées aux urgences du CHRU de Tours
L'une des banderoles affichées aux urgences du CHRU de Tours © Radio France - Denis Guey

Indre-et-Loire, France

Comme 95 autres services d'urgence, les urgences du CHRU de Tours et les urgences pédiatriques de l'hôpital Clocheville sont en grève à l'appel des quatre syndicats CGT, Sud, FO et CFE-CGC. Au CHRU, la grève a débuté dimanche à minuit et à Clocheville le 13 mai pour une durée indéterminée, avec la même colère contre les sous-effectifs, les non-remplacements, et les suppressions de lits. A Paris, une manifestation a eu lieu ce mardi matin devant le ministère d'Agnès Buzyn mais à Tours, rien n'indique que les urgences sont en grève. Même pas la moindre banderole.

C'est une grève certes mais on continue à soigner. Les agents, même s'ils sont grévistes, sont assignés et donc viennent travailler. C'est une obligation de service public des soins. Dans le service, on met des pancartes "service en grève" et les grévistes arborent un signe sur leur blouse "je suis en grève mais je soigne". -Anita Garnier, infirmière urgentiste, du syndicat SUD

Les infirmières ou infirmiers et aide-soignantes ou soignants qui sont dans la grève viennent sur leurs jours de repos pour participer aux actions. Dans la salle d'accueil des urgences, tout est comme d'habitude. Cette grève en milieu hospitalier ne se voit pas. La direction du CHRU se permet même d'enlever consciencieusement  les banderoles que les syndicats affichent à l'entrée des urgences. C'est donc à l'extérieur de l'hôpital que les personnels des urgences agissent pour sensibiliser le public. Par exemple une délégation CGT, Sud et FO va se rendre ce jeudi à la mairie de Tours pour mettre la pression sur le maire qui préside le conseil de surveillance.

Jusqu'à maintenant, il ne nous a pas entendu. On veut qu'il nous entende enfin. On sait qu'il a la possibilité de faire passer des messages à la direction du CHRU. En 2018, en tant que président du conseil de surveillance, il avait appuyé et obtenu du CHRU la création d'un poste de brancardier de semaine -Nathalie Lange, infirmière urgentiste de nuit, CGT

La blouse "je suis en grève" portée par le personnel soignant - Radio France
La blouse "je suis en grève" portée par le personnel soignant © Radio France - Denis Guey

Ce jeudi 13 juin, une délégation des urgences du CHRU, des urgences pédiatrique et de la néo-natalité à Clocheville va donc se rendre devant la mairie de Tours pour demander le soutien du président du conseil de surveillance qui n'est autre que le maire Christophe Bouchet.

Les urgences à Trousseau, c'est un bateau  qui prend l'eau. On écope et on nous donne des petites rustines pour le tenir à flot. Mais çà devient de plus en plus compliqué parce que toutes les personnes qui sont dans le bateau commencent à s'épuiser -Gaëtane Modicom, puéricultrice à Clocheville