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Dossier : Coronavirus Covid-19

Trois choses à savoir sur le regain de l'épidémie de coronavirus en Mayenne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Mayenne

Le ministre de la Santé l'a pourtant assuré ce vendredi matin : "A ce stade", un reconfinement en Mayenne n'est pas envisagé. Pourtant, le nombre de cas positifs testés au Covid-19 a été multiplié par quatre en 10 jours. Une campagne de dépistage massif va commencer ce lundi à Laval.

Un campagne de dépistage massif va débuter en Mayenne
Un campagne de dépistage massif va débuter en Mayenne © Radio France - Alexandre Berthaud

Mais que se passe-t-il en Mayenne ? Depuis 10 jours, le département est surveillé de près par les autorités sanitaires. L'Agence régionale de santé des Pays de la Loire a indiqué en début de semaine que le nombre de cas positifs au Covid-19 a été multiplié par quatre en Mayenne. Plus de 200 personnes ont été contaminées, contre 50 il y a 10 jours. 

Un regain de l'épidémie ?

Les autorités sanitaires recensent désormais sept clusters en Mayenne : un dans l'abattoir privé de Craon, un à Château-Gontier-sur-Mayenne (Foyer de Jeunes Travailleurs et Esat) et quatre à Laval (abattoir, centre d'hébergement, Ehpad Cigma et école Badinter). La localisation du septième, détecté ce samedi, n'a pas été dévoilée par l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire pour le moment, même si l'on sait que les foyers sont disséminés dans trois communes, dont principalement Laval.

"On a réussi à identifier des liens entre ces différents clusters à Laval. On voit que le virus circulait sur différents endroits", explique sur franceinfo ce samedi Benoît James, directeur de crise Covid-19 à l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire.

Par ailleurs, le département a atteint le seuil de vigilance pour deux des quatre critères examinés par l'ARS : le taux d'incidence et le taux de positivité des tests. Dans le département, le taux d'incidence pour ces sept derniers jours s'élève à 47,16 pour 100.000 habitants, contre 5,97 au niveau régional. 

Ce "pic" s'explique par les lieux où des cas ont été détectés (établissements sociaux-médicaux, abattoirs, école), où la propagation du virus est rapide. Et par un relâchement général des mesures barrière (port du masque, un mètre de distance, etc.). D'ailleurs, pour lutter contre la propagation du virus, le maire de Saint-Berthevin, Yannick Borde, demandait cette semaine au préfet de la Mayenne de rendre le port du masque obligatoire dans les grandes surfaces alimentaires. 

Vers un reconfinement ?

Pour freiner ce regain et enrayer la propagation du virus, faut-il reconfiner une partie de la population ? Notamment les communes de Laval ou Château-Gontier-sur-Mayenne, où sont enregistrés les foyers épidémiques ? Pas "à ce stade", a déclaré ce vendredi matin le ministre de la Santé Olivier Véran, comme l'avait indiqué jeudi le préfet du département. Pour Jean-Francis Treffel, "la question d'un reconfinement n'est pas à l'ordre du jour". Benoît James de l'ARS, lui, assure qu'il n'y a "pas d'inquiétude particulière, mais une vigilance constante".

Pourtant, le monde médical n'est pas de cet avis. Pour le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon, interrogé par nos confrères du Figaro, "la situation en Mayenne est critique et les conditions sont réunies pour confiner le département et interdire aux gens de sortir du département tant qu'on ne sera pas testé". 

Campagne de dépistage massif

Le dépistage massif est justement le choix fait par les autorités sanitaires. A partir de lundi, une campagne de dépistage va débuter dans le département qui compte 300.000 habitants. Ce sont d'abord les assurés sociaux de la ville de Laval qui vont recevoir un courrier ou un courriel les invitant à se faire dépister. Pour permettre ces dépistages, deux drives supplémentaires vont être installés à partir de lundi.

Par ailleurs, des "dépistages préventifs" vont être menés dans "des structures ou des hébergements ou des lieux collectifs dont on considère qu'ils peuvent être considérés à risque", précise Benoît James. Enfin, des bons de l'assurance maladie seront envoyés à la population mayennaise pour se faire dépister "sans passer par la case du médecin traitant et avec remboursement à 100%".

Mais Jean-Paul Hamon pointe la lenteur de cette démarche. "Il y a trois laboratoires en Mayenne, souligne le président de la Fédération des médecins de France. Deux privés et l'hôpital. Avec cinq personnes qui prélèvent, vous pouvez tester 500 personnes par jour, sans traîner. Ca fait donc 1.500 personnes testées par jour. Pour tester l'ensemble du département, il faut 20 jours. C'est beaucoup trop long quand on veut contenir une épidémie." 

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