Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Troisième vague : "Des patients vont être sacrifiés" s'alarme le chef de la réanimation à l'hôpital de Bobigny

-
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Dans les hôpitaux franciliens, le nombre d'hospitalisations grimpe encore, y compris en réanimation avec 1.260 patients pris en charge dans ces services ce mardi. Pour Yves Cohen, chef du service réanimation à l'hôpital Avicenne de Bobigny, "on arrive à une catastrophe sanitaire".

Les lits de réanimation sont tous occupés à l'hôpital Avicenne de Bobigny
Les lits de réanimation sont tous occupés à l'hôpital Avicenne de Bobigny © AFP - BERTRAND GUAY

"On continue de pousser les murs", mais jusqu'à quand ? Le chef du service de réanimation de l'hôpital Avicenne à Bobigny, Yves Cohen, s'alarme de l'accélération des hospitalisations de patients Covid en Île-de-France. Ce mardi, 6.626 malades étaient pris en charge dans la région, dont 1.360 en soins critiques. "Nous sommes habituellement à 16 lits de réanimation, nous sommes montés à 32 au début du mois d'octobre, et _nous avons été obligés de monter à 40 lits il y a trois semaines,_explique Yves Cohen. Là, on nous demande d'ouvrir 8 lits de plus."

Déprogrammer des soins non-urgents

L'Agence Régionale de Santé appelle ainsi les établissements de l'AP-HP à "anticiper une montée en charge du nombre de lits, afin d’atteindre une cible à 2.200 lits de soins critiques à brève échéance, avec _un premier palier à 1.800 lits en milieu de semaine prochaine_". Aujourd'hui, la région en compte 1.550, avec déjà un objectif de 40% de déprogrammation pour les soins non-urgents, même si certains hôpitaux en sont loin. 

"On déprogramme des interventions mais aussi des rendez-vous de médecine pour avoir des renforts, explique le chef du service réanimation à Avicenne. Depuis octobre, on demande des renforts d'effectifs, et on n'a eu aucune aide pour l'instant contrairement à la première vague, car nous sommes en tension dans toutes les réanimations de France. La première vague, il y avait une incidence très faible dans le sud-ouest, donc eux avaient pu nous aider."

Réécoutez l'interview complète d'Yves Cohen, chef du service réanimation à l'hôpital Avicenne de Bobigny, au micro de Soizic Bour

Mesures insuffisantes ?

Selon Yves Cohen, "on arrive à une catastrophe sanitaire, la prise en charge des patients va imploser, alerte Yves Cohen. Il y a des patients qui vont être sacrifiés, parce qu'on ne pourra pas les prendre en réanimation, et on sera obligés de les laisser dans des services où on pourra les surveiller, mais de très loin." 

Pour lui les mesures renforcées mises en oeuvre depuis samedi en Île-de-France sont loin d'être suffisantes : "on demande au gouvernement un confinement fort depuis trois semaines, on a une explosion de cas avec le variant anglais depuis début mars. Nous sommes au bout du bout. _Les mesures prises jeudi n'ont aucune visibilité_, je ne vois aucune différence par rapport à mercredi dernier", déplore le chef du service réanimation de l'hôpital Avicenne. 

En Seine-Saint-Denis, le taux d'incidence chez les personnes de 20 à 50 ans frôle désormais les 800 nouveaux cas pour 100.000 habitants. "Clairement, la seule arme qu'on aura pour compléter arrêter cette épidémie, c'est la vaccination", conclut Yves Cohen.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess