Santé – Sciences

Un appel aux volontaires pour une étude du CHRU de Nancy sur l'hypertension

Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine lundi 5 septembre 2016 à 8:55

Le Pr Jean-Marc Boivin, au Centre d'investigation clinique du CHRU Nancy-Brabois
Le Pr Jean-Marc Boivin, au Centre d'investigation clinique du CHRU Nancy-Brabois © Radio France - Isabelle Baudriller

Le Centre d'investigation clinique du CHRU de Nancy recherche 300 volontaires pour une étude sur l'hypertension menée sur un an. Objet de cet essai clinique : définir dans quelles conditions certains patients pourraient stopper leur traitement antihypertenseur.

L'hypertension touche 12 millions de Français mais certains pourraient se passer de traitement. Qui sont-ils ? C'est l'objet de l'étude lancée par le Centre d'investigation clinique, installé dans le bâtiment de cardiologie du CHU de Nancy-Brabois.

Le CIC recherche 300 volontaires, des personnes qui prennent un seul médicament antihypertenseur par jour et qui ne présentent pas d'antécédent cardio-vasculaire. "On va arrêter le traitement de ces patients et les surveiller de près", précise Jean-Marc Boivin, professeur de médecine générale.

Le patient va mesurer régulièrement sa pression artérielle chez lui avec un appareil qu'on lui prêtera. On le verra au cours de sept visites en un an. Si la pression artérielle reste normale, c'est parfait : il n'a plus besoin de traitement dans l'immédiat. En revanche, si un volontaire a une nouvelle élévation de la tension, on lui conseillera de reprendre son traitement"

Le médecin part d'un constat : "des patients prennent un traitement alors que ce n'est plus utile. Je m'oppose au dogme du traitement à vie. Certains patients ont été hypertendus pendant une période de leur vie parce qu'ils étaient obèses, mangeaient mal, buvaient trop ou fumaient et ils ont changé d'hygiène de vie. D'autres étaient stressées, suite à un décès par exemple, et la situation est redevenue calme. Et puis des patients présentent une hypertension dite "blouse blanche", toujours élevée au cabinet alors qu'elle est normale à leur domicile".

Continuer de prendre des médicaments pour une hypertension qui n'existe plus peut exposer le patient à des risques d'hypotension, de malaises, de vertiges. Sans compter le coût pour la Sécurité sociale. Globalement, 20 à 30% des patients qui suivent un traitement pour l'hypertension n'en auraient pas ou plus besoin.

Contacts pour cet essai clinique

Pour tout renseignement et inscription : 03 83 15 73 05 / 03 83 15 73 10 ou recrutement.stop-trial@chru-nancy.fr