Santé – Sciences

Un cas de tuberculose dans une école du Mans

Par Anne-Charlotte Costabadie, France Bleu Maine mardi 24 mars 2015 à 19:45

C'est le 3eme cas de tuberculose déclaré dans une école sarthoise.
C'est le 3eme cas de tuberculose déclaré dans une école sarthoise. © Maxppp

Un membre du personnel de l'école a contracté la maladie. Des tests sont menés sur une centaine d'enfants et d'adultes qui ont été à son contact.

Un adulte de l'école Courboulay a été diagnostiqué mi-mars comme porteur de la tuberculose. Résultat, les tests s'enchaînent pour 90 enfants et 20 adultes qui ont été en contact avec cette personne."On fait deux tests de dépistage cutané et une radio des poumons pour détecter la présence de bacille de Koch, bactérie responsable de la tuberculose ", explique le docteur François Xavier Lebas, responsable médical du centre de lutte antituberculeuse de la Sarthe (Clat 72).Les tests visent surtout les personnes qui ont été en contact plus de 8 heures avec le malade . "C'est la limite à partir de laquelle il y a un risque de contamination. On est plus vigilant car il y a des enfants, et ils sont plus fragiles. "

1/3 de la population mondiale infecté

Les symptômes de cette maladie sont souvent: une toux accompagnée d’expectorations parfois teintées de sang, des douleurs dans la poitrine, une faiblesse générale, une perte de poids, de la fièvre et des sueurs nocturnes.

Mais ça, ce n'est que lorsque la maladie se déclare. "1/3 de la population mondiale est porteuse du bacille, mais de manière latente , c'est à dire sans symptômes et sans être contagieuse, précise le médecin. La personne contaminée l'a probablement depuis des années, et cela vient de se déclencher. " Dans la plupart des cas la maladie devient active dans les 2 ans qui suivent la contamination, mais elle peut survenir dès qu'il y a une baisse du système immunitaire.

Un traitement efficace

Si un enfant ou un adulte est porteur, lui sera proposé un traitement antibiotique sur plusieurs mois . "La maladie est mortelle dans les pays où le suivi est mal contrôlé. Mais dans les pays développés, si une personne suit bien son traitement, le taux de guérison est à quasi 100% , sauf cas de résistance, en fait s'il y a eu un traitement mal adapté ", assure le médecin.Le médecin et deux infirmières du Clat 72 ont donc organisé des réunions d'information pour les parents, forcément inquiets pour leurs enfants, comme Caroline (dont le nom a été changé)."C'est une vieille maladie, assez effrayante, on pense toujours que c'est chez les autres mais finalement c'est à notre porte , constate cette mère d'une petite fille. A la réunion on nous a dit comment tout cela allait se passer, que tout serait pris en charge en cas de maladie déclarée, mais je vais rester ultra-vigilante ."  Chaque année entre 20 et 25 cas sont recensés en Sarthe , sur les 5.000 déclarés en France chaque année.

Partager sur :