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Dossier : Coronavirus Covid-19

Un chercheur grenoblois démontre un lien entre Covid et pollution

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Une étude démontre un lien entre la propagation de la Covid-19 et une pollution atmosphérique élevée. Elle a été réalisée au printemps 2020 par des chercheurs italiens, et un scientifique grenoblois y a participé.

La pollution atmosphérique favorise la circulation de l'épidémie de Covid-19.
La pollution atmosphérique favorise la circulation de l'épidémie de Covid-19. © Maxppp - Annette Riedl

Et si la pollution atmosphérique et la propagation de la Covid-19 étaient étroitement liées ? Au printemps 2020, au début de l'épidémie de coronavirus, une équipe de scientifiques italiens s'est penchée sur cette question après avoir constaté un nombre de contaminations très important dans la région de la Lombardie par rapport au reste de l'Italie. Les chercheurs, épaulés par le grenoblois Jocelyn Chanussot, professeur à Grenoble INP - Ense3 (École Nationale Supérieure de l'Energie, l'Eau et l'Environnement) et chercheur au GIPSA lab (labo à triple tutelle CNRS, Grenoble INP, UGA), ont découvert un lien entre une mauvaise qualité de l'air et la circulation du virus. 

Les résultats de cette étude ont été publiés début 2021. Ils démontrent que la Lombardie a été plus violemment touchée par l'épidémie (40% des infections de tout le pays y étaient concentrées lors de la première vague de l'épidémie) car elle est très industrielle et donc fortement polluée. "Le virus va se poser sur les particules de pollution et on a constaté que les particules très fines avaient une bonne configuration pour que le virus puisse s'installer confortablement et être transporté par voie aérienne", explique Jocelyn Chanussot. Le Grenoblois ajoute que ces particules permettent également au virus d'être protégé des UV et de rester en vie plus longtemps.

Les fréquents épisodes de pollution impactent-ils la progression de l'épidémie en Isère ? - Jocelyn Chanussot (chercheur grenoblois).

Une plus grande circulation du virus lors des pics de pollution en Isère ?

L'épidémie se propage-t-elle pour autant plus vite lors d'un épisode de pollution intense ? Le mécanisme n'est pas si simple, répond Jocelyn Chanussot : "L'étude portait sur une période où les gens ne portaient pas de masque. Aujourd'hui, les règles sont claires et relativement bien suivies, donc un pic de pollution le lundi n'entraînera pas de surcroît de personnes infectées le mardi".

Les conclusions de l'étude montrent ainsi que "les gestes barrières et le port du masque jouent un rôle dans la lutte contre la propagation de l'épidémie", insiste le chercheur. Une donnée rassurante lorsque l'on sait que l'Isère est régulièrement touchée par des pics de pollution. Le département n'est donc pas plus à risque qu'un autre territoire français face à la circulation du virus.

Cette étude confirme également que le virus se transmet par voie aérienne et non par contact prolongé comme cela avait été imaginé au début de l'épidémie.

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