Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

"Un déconfinement citoyen tout autant que le confinement", prône Patrick Goldstein, patron du SAMU du Nord

-
Par , France Bleu Nord, France Bleu Picardie

Favorable aux masques et aux tests, réservé sur les "brigades", rassurant sur les départements rouges et verts : Patrick Goldstein, le patron du SAMU du Nord et des urgences du CHU de Lille, était l'invité de France Bleu mercredi.

Patrick Golstein attend des précisions sur "la brigade" accompagnant les tests virologiques
Patrick Golstein attend des précisions sur "la brigade" accompagnant les tests virologiques © Radio France - Stéphane Barbereau

L’après-11 mai a été détaillé hier par le Premier Ministre Edouard Philippe avec des annonces concernant l’école, les commerces, les tests ou encore les masques. Décryptage avec Patrick Goldstein, le patron du SAMU du Nord et des urgences du CHU de Lille, invité de France Bleu mercredi.

Première annonce d’Edouard Philippe : le déconfinement n’aura lieu que si les « indicateurs sont au rendez-vous », s’il n’y pas de « relâchement d’ici là ». Cela vous rassure-t-il ?

Oui, c’est absolument indispensable. Le déconfinement c’est le 11 mai ce qui veut dire que pour l’instant nous sommes toujours en confinement et qu’il faut renforcer tous les indicateurs positifs que nous observons dans nos hôpitaux.

Ce déconfinement sera donc organisé par départements : les verts - où ce sera plus souple - et les rouges - où ce sera plus stricte. Et le classement se fera selon le nombre de nouveaux cas en 7 jours ou encore le nombre de places libres en réanimation. Est-ce que, selon vous, le Nord sera forcément en rouge ?

Je ne peux pas encore répondre. J’espère que non, j’espère que nous allons tous retrouver le plus rapidement possible une certaine forme de liberté de circulation - qui ne sera de toute manière pendant quelques mois pas à l’identique de ce que nous connaissions avant. Mais ceci dépendra essentiellement de nous : si le confinement a été citoyen et remarquable, il faut que le déconfinement soit tout aussi citoyen.

Est-ce que le Nord ne risque pas d’être « pénalisé » par le CHU de Lille qui draine les cas les plus graves de Beauvais à Calais en passant par Abbeville ?

Non pour deux raisons. D’abord, nous n’avons plus – et ceci depuis quelques semaines – de transfert intra-régionaux ou transdépartementaux : nos collègues des gros hôpitaux de la région Hauts-de-France assument bien entendu les patients qui sont dans leur réanimation. Et puis, nous avons de moins en moins de patients en réanimation. Par ailleurs, l’Agence Régionale de Santé va établir des éléments de pondération sur l’origine des patients admis dans nos hôpitaux et plus particulièrement dans les services de réanimation.

Le Premier Ministre a également fixé un objectif : 700 000 tests virologiques par semaine à partir du 11 mai. C’est suffisant, selon vous ?

De toute manière, le principe c’est d’attendre vaccin et traitement efficace. Tout ce que l’on pourra faire pour limiter l’impact de ce virus sur notre société dans l’attente d’un vaccin – qui va venir mais cela nécessite encore quelques mois – et de médicaments qui  nous permettra de diminuer la gravité de la maladie sera le bienvenue. Et les tests massifs sont incontestablement un facteur clef de succès.

Dans le cadre de ces tests, à partir du 11 mai, chaque fois qu’une personne sera testée positive, une « brigade » sera déployée pour identifier tout ceux qui auraient été en contact avec elle. Une brigade qui sera composée d’équipe de l’assurance maladie, de la Croix Rouge mais aussi du personnel des mairies, des départements, des CCAS. Est-ce que ce n’est pas un peu amateur comme équipe ?

Je ne sais pas. Je l’ai découvert comme vous hier et je ne vous cache pas qu’à titre personnel et professionnel j’ai besoin d’un peu plus de précisions. Le Premier Ministre l’a dit, on touche là au secret médical et donc il va falloir un cadre réglementaire bien précis. En tout état de cause, j’attends quelques précisions.

Le Premier ministre annonce également que les masques seront « obligatoires » dans les transports publics et dans les collèges à partir du 18 mai. Mais « recommandés » seulement dans les commerces pour le personnel comme pour les clients.   Il n’y a pas un manque de cohérence ?

Je pense que plus l’on portera de masques, mieux ce sera pour une double raison. La première, c’est qu’il y a de toute évidence une protection : vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de ceux que l’on serait à même de contaminer si, à un moment donné, on est contaminant ; c’est donc le respect de l’autre, le « déconfinement citoyen ». Et la deuxième, c’est que le port du masque est l’acceptation du fait qu’il se passe encore quelque chose, l’acceptation des barrières, de la distanciation et de toutes ces mesures de précaution.

"Plus l'on portera de masques, mieux cela sera" assure Patrick Goldstein, patron du SAMU du Nord

Choix de la station

À venir dansDanssecondess