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Un foyer épidémique à l'université de Rouen, après "un événement privé" d'étudiants en santé

Une soixantaine de cas positifs, détectés vendredi chez les étudiants en santé, a poussé l'université de Rouen à les isoler. Ils suivent les cours à distance et doivent revenir en amphithéâtre la semaine prochaine, si le nombre de contaminés diminue.

Les masques sont obligatoires sur les campus de l'université de Rouen Normandie.
Les masques sont obligatoires sur les campus de l'université de Rouen Normandie. © Radio France - Charlotte Coutard

Il n'y a qu'un seul cluster à l'université de Rouen, parmi les étudiants de 2e, 3e et 4e année d'études de... santé. "Cela fait suite à un événement privé. C'est très clairement dans les bars que les choses se sont passées", précise Joël Alexandre, le président de l'université de Rouen. 

Vendredi 19 septembre, l'université apprend que soixante étudiants ont été testés positifs. Le lundi suivant, les trois promotions suivent leurs cours depuis leur chambre. "Le nombre de cas a continué à augmenter mais les étudiants concernés n'étaient plus sur le campus", rassure Joël Alexandre. 

Avec le doyen de l'UFR de santé, le président de l'université a adressé un message aux étudiants. Ils leur rappellent qu'en tant que futurs médecins, leur attitude n'était pas raisonnable. 

Les élèves doivent revenir en classe dans une semaine, "si la courbe des cas continue de diminuer". Certains de leurs cours ont été décalés. Ils auront lieu pendant les vacances de la Toussaint. L'été dernier, déjà, 18 externes du CHU de Rouen s'étaient contaminés et avaient été suspendus une semaine, comme le voulait le protocole.

Ce cluster est le seul de l'université. Il y a bien des cas isolés dans certaines filières, chez les étudiants et les professeurs, mais ces contaminations ne forment pas un foyer épidémique. 

Des règles sanitaires plus ou moins faciles à appliquer

Les amphithéâtres, des lieux difficiles à aérer, ne sont occupés que de moitié. Tous les élèves y portent le masque, comme en travaux dirigés. Mais ces salles sont plus petites : pour une trentaine d'étudiants. 

"En TD, on est serrés même si on a le masque", regrette Clara. Le président de l'université précise : "nous aérons ces salles régulièrement, il y a du gel hydroalcoolique à l'entrée et nous n'autorisons pas plus d'élèves que le nombre tables prévus dans les salles". 

Cela pose problème dans les filières en tension, comme en langues étrangères appliquées. "Quand on est plus de 50 pour un TD, des profs nous disent de rentrer chez nous car ils considèrent que notre santé est plus importante. Ils mettent leurs cours en ligne. Mais c'est dommage, les cours en présentiel, c'est mieux qu'à distance", déplore Mélanie Gracia, président de la corpo de langues de l'université de Rouen. 

Le plus difficile à gérer, de l'aveu du président de l'université, c'est "la pause méridienne". Il y a au total 30.000 étudiants sur les sept campus de l'université de Rouen Normandie. Le restaurant universitaire attire : il permet à de nombreux étudiants de manger pour 3,30 euros, voire 1 euro pour les boursiers. "Dans la queue, les gens ne respectent pas les marques au sol, et quand on mange, on a pas le masque donc si la personne en face a le covid, on risque de l'attraper", s'inquiète Justine. 

Difficile de respecter les marques tracées au sol quand la faim se fait sentir sur le campus de Mont Saint Aignan, à Rouen.
Difficile de respecter les marques tracées au sol quand la faim se fait sentir sur le campus de Mont Saint Aignan, à Rouen. © Radio France - Juliette Chaignon

Même en adaptant les emplois du temps pour fluidifier le trafic au restaurant universitaire, la file d'attente reste chargée. "Nous continuons de travailler avec le CROUS et de former le personnel mais cette pause nous préoccupe car pour manger, les étudiants doivent enlever leurs masques", assure Joël Alexandre. Et le défi devrait s'accroître : avec la fin des beaux jours, les étudiants sont plus nombreux à manger en intérieur. 

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