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Santé – Sciences

Un institut spécialisé dans l'intelligence artificielle va voir le jour à Sophia-Antipolis

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Par , France Bleu Azur

C'est un label du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation qui remercie tout un territoire: le label de l'intelligence artificielle qu'a reçu l'Université Côte d'Azur la semaine dernière. Il marque le lancement d'un projet d'un nouveau institut dédié à l'IA.

Université, Métropole, Département, Région et entreprises étaient présentes à la conférence de presse ce lundi
Université, Métropole, Département, Région et entreprises étaient présentes à la conférence de presse ce lundi © Radio France - Laurine Benjebria

Sophia Antipolis, France

Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation félicite l'Université Côte d'Azur pour son engagement dans l'intelligence artificielle. L'université azuréenne a reçu la semaine passée un label dans le cadre du programme national de l'IA. Quatre villes ont reçu cette labellisation en France : Nice, Paris, Grenoble et Toulouse. Cette labellisation permet de lancer un nouveau projet qui verra le jour à Sophia-Antipolis : un institut interdisciplinaire d'intelligence artificielle, le 3IA. Pour l'instant, on ne connaît pas la date d'ouverture de cet institut, mais il devrait être créé avant septembre de cette année.

C'est quoi l'intelligence artificielle ?

L'intelligence artificielle, c'est la capacité des ordinateurs à prendre des décisions. On a d'un côté "une immense quantité de données à notre disposition" et de l'autre "une amélioration de certains programmes d'algorithmes qui permettent d'analyser ces données", explique Jean-Marc Gambaudo, président d'Université Côte d'Azur. Dans les Alpes-Maritimes, plus de 300 chercheurs travaillent sur l'intelligence artificielle actuellement. Pour diriger tout ça dans le futur institut, l'université prévoit donc de créer  25 chaires de chercheurs cette année, puis 20 d'ici cinq ans. "Il y aura des chercheurs qui travailleront sur les algorithmes eux-mêmes ou sur les applications de ces algorithmes" et tous seront connectés à un tas de matières scientifiques promet le président de l'Université Côte d'Azur.

Sophia-Antipolis se spécialise dans la santé numérique

Toutes les disciplines ne seront pas représentées à Sophia-Antipolis. Le 3IA azuréen va se spécialiser dans deux thématiques précises : l'intelligence des territoires et la santé numérique. Alors quelles peuvent être les applications dans ces domaines ? David Simplot, directeur du centre de recherche INRIA Sophia-Antipolis nous en donne quelques exemples : "Dans la santé numérique, quand on travaille au diagnostic d'une tumeur, sur son évolution, ça implique des collaborations entre les informaticiens qui sont au cœur de l'intelligence artificielle et des biologistes ou des médecins."

Les chercheurs ne seront donc pas les seuls à plancher sur l'intelligence artificielle à Sophia-Antipolis. L'Uuniversité azuréenne compte bien profiter de son environnement économique. Plus de 80 entreprises ont soutenu le projet avant même qu'il ne passe devant le jury international pour obtenir la labellisation. 

Le label désormais en poche, David Simplot, porteur du 3IA, va donc créer des passerelles entre l'université et les entreprises, "des contrats de transferts, des contrats de recherche, des laboratoires communs". L'objectif de l'université Sophia-Antipolis est de créer au moins un laboratoire commun par an, mais aussi cinq start-up spécialisées dans l'intelligence artificielle tous les ans, soit cinq sur les douze qui verraient le jour en France chaque année.

Université, entreprises et territoires engagés collectivement dans le projet

Des partenariats qui vont pouvoir se mettre en place grâce à un budget de 16 millions d'euros et qui pourra aussi compter sur d'autres projets annexes, comme la Maison de l'Intelligence artificielle créée par département des Alpes-Maritimes. Un projet en cours puisqu'il faut encore trouver des locaux. 

Mais un projet cette fois en direction du grand public avec des actions ciblées, choisies par Michel Rossi, vice-président au numérique au Département : "Il y aura un observatoire de l'intelligence artificielle, probablement un incubateur, il y aura des show-rooms et des actions pédagogiques". Car le but sera d'expliquer au grand public l'intelligence artificielle, "l'amener sur des aspects pratiques de façon à montrer que ce n'est pas un objet nébuleux réservé aux chercheurs, mais bien quelque chose pour faciliter la vie de demain et pour ne pas louper le grand train de l'innovation qui est en train de démarrer", se félicite Michel Rossi.

Un train avec en gare principale Sophia-Antipolis donc, mais la région PACA souhaite bien en faire profiter l'ensemble du territoire. Elle prévoit dès maintenant des collaborations interuniversitaires avec notamment des chercheurs de Marseille.