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Un laboratoire planche sur la localisation des victimes d'avalanches grâce à leur smartphone

Le Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information du CEA de Grenoble travaille sur une antenne pouvant localiser les victimes d'avalanches grâce au bluetooth de leur smartphone. Le but final étant d'installer cette antenne sur un drone, qui survolerait les coulées de manière autonome.

Illustration
Illustration © Radio France - Anabelle Gallotti

Le LETI - le Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information - de Grenoble planche sur un nouveau système pour localiser les victimes ensevelies dans une avalanche : des antennes fixées sur un drone, qui capteraient les signaux bluetooth envoyés par les téléphones. "A partir du moment où elles vont capter le signal d'un téléphone, les antennes vont être capables de se reconfigurer, ainsi _le drone va converger vers la position de la victime et ensuite pouvoir transmettre l'information aux secouristes_" présente Norbert Daniele, le responsable du LETI.

Le postulat : quasiment tout le monde aujourd'hui possède un smartphone... donc autant utiliser les signaux envoyés par l'appareil pour rendre les recherches de victimes d'avalanches plus efficaces. L'idée n'est pas nouvelle : fin janvier à Val d'Isère, c'est grâce à son téléphone qu'une personne ensevelie qu'elle a pu être sauvée. Le système était toutefois "manuel", et visait à capter le signal du portable que les secouristes faisaient sonner. A Grenoble, les experts du LETI travaillent sur un projet captant non seulement les signaux bluetooth, mais également ceux du réseau cellulaire.

Encore à l'état de projet 

Le responsable du laboratoire Norbert Daniele estime qu'il reste encore deux ans de travail. Et toutes les idées n'ont pas encore abouti. "Aujourd'hui, ce qu'on a développé, c'est plutôt sur des signaux bluetooth, dans le cas où la personne est volontaire et a activé une application proposée en station pour être retrouvée en cas de secours" poursuit-il. Tel quel, la recherche d'une victime grâce à ce dispositif reste ainsi conditionnée. Le dispositif a pour le moment été testé en laboratoire, pas encore sur le terrain.

Le responsable du laboratoire Norbert Daniele

Un smartphone ne remplacera pas le triptyque pelle-sonde-DVA

Les secouristes des PGHM sont intéressés par ce type de recherches et ces avancées technologiques. L'adjudant chef Olivier Favre est en charge de l'innovation pour les PGHM. Il rappelle toutefois que : "le téléphone reste une opportunité pour les secouristes, mais ne constitue pas un moyen de sécurité pour la victime."

La sonde, la pelle et le DVA - détecteur de victimes d'avalanches - restent essentiels :  "c'est le triptyque pelle - sonde - DVA - qui va permettre aux personnes impliquées directement dans l'accident d'organiser le dégagement de la victime. C'est le seul moyen d'accéder à une victime ensevelie dans des temps courts, ce sont les premières minutes qui sont déterminantes pour la personne ensevelie", détaille Olivier Favre.

L'adjudant chef Olivier Favre est en charge de l'innovation pour les PGHM

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