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Santé – Sciences

Un manifeste pour le droit à l'oubli des personnes séropositives : "On a la même espérance de vie que la moyenne"

vendredi 29 septembre 2017 à 12:24 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Une centaine de personnes séropositives sous traitement, non contaminantes, publient ce vendredi un manifeste pour demander à bénéficier du droit à l'oubli. Les séropositifs doivent actuellement payer des surprimes aux assurances, et ne peuvent pas exercer certaines professions.

Les personnes séropositives sous traitement dénoncent les discrimination dont elles sont victimes.
Les personnes séropositives sous traitement dénoncent les discrimination dont elles sont victimes. © Maxppp - Octavian Carare

Une centaine de personnes séropositives sous traitement, et donc non contaminantes, demandent, dans un manifeste publié ce vendredi, un droit à l'oubli, indique franceinfo. Le manifeste, qui dénonce les discriminations qui perdurent à l'égard des personnes atteintes du sida, s'intitule "Nous sommes tous positif.ve.s". Le droit à l'oubli existe depuis peu pour les personnes qui ont guéri d'un cancer, et les personnes séropositives dont la charge virale est indétectable veulent en profiter également.

Un refus de prêt bancaire à l'origine du manifeste

A l'origine de ce manifeste, Camille Genton, entrepreneur à succès, lui-même séropositif et à la tête de neuf restaurants parisiens. "Ce qui m'a poussé" à écrire ce manifeste, "c'est une banquière qui il y a sept ans m'a dit 'vous n'êtes plus apte à contracter un crédit', et en l'occurrence à ouvrir mon premier restaurant", confie-t-il à franceinfo. "J'ai ouvert mon premier restaurant quand j'ai appris cette maladie, la semaine d'avant. On va ouvrir le dixième bientôt. La preuve me paraît plutôt criante", précise-t-il.

Les professions de policier, gendarme ou pompier inaccessibles aux séropositifs

Camille Genton dénonce "la double peine" qui frappe les séropositifs, qui doivent payer des surprimes auprès des assureurs, ou qui ne peuvent exercer un certain nombre de professions comme, policier, gendarme ou sapeur-pompier. Le regard de la société évolue trop lentement selon lui, or, "on a la même espérance de vie que la moyenne des Français", affirme-t-il. "Le VIH fait peur et comme c'est une maladie sexuellement transmissible, c'est forcément un peu sale et honteux. On le ressent au travers du regard des autres", confie-t-il.

Deux anciennes ministres de la Santé parmi les signataires

Parmi la centaine de signataires du manifeste, tous ne sont pas atteints par le virus du sida. C'est le cas de Marisol Touraine et Roselyne Bachelot, deux anciennes ministres de la Santé, indique encore franceinfo, ou de la prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi.