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Un médecin généraliste de Poitiers salue "le vaccin comme une possibilité de retour à la vie normale"

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Par , France Bleu Poitou

Dans les starting-blocks pour se faire vacciner dès jeudi "si possible", le docteur Philippe Boutin, médecin généraliste à Poitiers, et président du Groupement européen des médecins libéraux, revient, avec ironie, sur la polémique autour des lenteurs de la campagne vaccinale en France.

Les premières doses du vaccin anti-covid19 de Pfizer sont attendues ce mercredi dans la Vienne et les Deux-Sèvres avant les premières injections prévues jeudi.
Les premières doses du vaccin anti-covid19 de Pfizer sont attendues ce mercredi dans la Vienne et les Deux-Sèvres avant les premières injections prévues jeudi. © Maxppp - Clementz Michel

Alors que les premières doses du vaccin anti-covid19 sont attendues ce mercredi dans le Poitou, le docteur Philippe Boutin, invité de France Bleu Poitou ce mercredi matin, déclare pousser un "ouf" de soulagement. Soignant âgé de plus de 50 ans, ce médecin généraliste du quartier des Couronneries à Poitiers est volontaire pour recevoir une première injection jeudi. 

"Le plus tôt possible !"

"Il y a une réunion de crise à la mi-journée au CHU de Poitiers (qui réceptionne ce mercredi 4.800 doses) qui va fixer les différents modalités de vaccination pour les différents soignants éligibles, soit âgés de plus de 50 ans, soit considérés comme à risques", détaille le docteur, qui s'attend à recevoir le traitement d'ici à vendredi. 

"Le vaccin est politique"

Loin de rejoindre le tombeau de critiques visant l'exécutif, Philippe Boutin préfère rappeler "que la logistique du transport et de l'acheminement des doses est une tâche complexe, avec la nécessité de conserver le vaccin à moins de 80 degrés Celsius."

"Avec le Brexit et l'arrivée de la souche mutante du Coronavirus, les Anglais ont choisi politiquement d'avancer de quinze jours leur calendrier vaccinal. Pour l'Allemagne c'est différent, les deux vaccins Moderna et BioNTech ont été co-développés par des laboratoires allemands, donc il devenait difficile pour Angela Merkel de justifier un retard ou une attente dans la vaccination, donc là encore, on est parti un peu tôt."

"Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation"

La France elle a fait un choix unique au monde. S'assurer du consentement des futurs vaccinés, de leur famille, ainsi que de leur médecin traitant. "Tout cela prend du temps, résume le Dr. Boutin, et je pense que nous sommes dans les temps et raccords avec les objectifs fixés au premier trimestre 2021".

Président du Groupement européen des médecins libéraux, il se dit, avec une pointe d'ironie, "parfaitement satisfait de la polémique" sur les retards de la France en terme de vaccination. Derrière toutes les critiques, le praticien y voit le signe que "les Français ont une grande appétence pour les vaccins"...

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