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Santé – Sciences

Un mois pour arrêter de fumer au centre d'Antrenas en Lozère

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Par , France Bleu Gard Lozère

La France compte plus de 16 millions de fumeurs. Dans le cadre du Mois sans tabac, certains d’entre eux ont tenté de stopper leur consommation. En Lozère, il existe un centre, qui propose une aide globale aux fumeurs.

En Lozère, il existe un centre d’aide aux fumeurs. Le centre propose une aide globale.
En Lozère, il existe un centre d’aide aux fumeurs. Le centre propose une aide globale. © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Antrenas, France

Le centre d’Antrenas en Lozère accueille durant un mois des fumeurs décidés à arrêter. Après trois infarctus, Jeannine, 60 ans, se donne un mois pour arrêter de fumer. Elle vient d’intégrer le centre anti-tabac d’Antrenas en Lozère. Elle arrive au centre très faible, Jeannine ne pèse que 39 kg. Au-delà d’arrêter de fumer, l’objectif va être de lui redonner du souffle et de la force. "Je n'arrive même pas à ouvrir une bouteille ou à porter quelque chose, je me sens très faible. Le tabac a détruit ma vie, j’ai failli mourir à cause de la cigarette." 

Depuis ses crises cardiaques, Jeannine a fortement diminué sa consommation de cigarettes, deux à trois par jour actuellement. Durant les quatre semaines qui vont suivre, Jeannine va essayer de stopper définitivement la cigarette, grâce à des produits se substitution notamment, mais aussi grâce à l’activité physique.
 

Le reportage de said makhloufi

 2 fois par jour, les fumeurs ou anciens fumeurs se retrouvent dans la salle de gym  - Radio France
2 fois par jour, les fumeurs ou anciens fumeurs se retrouvent dans la salle de gym © Radio France - SAID MAKHLOUFI

"Le sport est prescrit par le médecin. C’est considéré ici comme un traitement." Oliver Berne, éducateur sportif au centre d’Antrenas 

Afin de retrouver de la force, le centre à préparer un programme sur-mesure pour Jeannine. De la gymnastique, de la marche, séance avec le psy, le kiné... Les activités vont s’enchaîner sans perdre une minute. Tout est fait pour que le patient ne pense jamais au tabac. 

Dans la salle de sport, Jeannine n’est pas la seule à vouloir arrêter de fumer. Assise sur une chaise, Gisèle prend son temps pour se relever. La séance a été éprouvante et c’est sur cette même chaise qu’elle a pratiqué sa gymnastique. À 50 ans, Gisèle fume depuis 30 ans, elle a subi plusieurs pontages artériels, on lui a changé l'aorte sous rénale. Sous oxygène 24 heures sur 24, Gisèle se déplace constamment avec une machine sur le dos qui lui permet de vivre. 

"C’est pour ça que j’ai décidé d’arrêter de fumer : aujourd’hui, je suis dans la survie et tout ça à cause du tabac. J’ai peur, très peur, je n’ai pas envie de mourir. "

Jeannine 60 ans vient d’intégrer le centre anti-tabac d’Antrenas en Lozère - Radio France
Jeannine 60 ans vient d’intégrer le centre anti-tabac d’Antrenas en Lozère © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Depuis son arrivée en Lozère, Lydia, équipée d’une machine pour respirer, va beaucoup mieux. La rechute est toujours possible, c’est un combat de chaque instant. Cela fait déjà trois  semaines qu’elle est ici. Les séances de kiné, le sport, l’aide psychologique apportée lui ont permis d’arrêter totalement la cigarette. "Depuis quatre jours, je ne fume plus du tout. Ça fait du bien, je respire mieux. Ça fait 25 ans que je fume et j’en ai marre." 

De l’aide, de l’accompagnement, Lydia en avait besoin pour arrêter de fumer. Elle espère ainsi une greffe des poumons qui pourra intervenir dans un an si elle continue sur cette voie. Fragile, dépressive, la cigarette lui a pourri la vie. Aujourd’hui Lydia a arrêté de fumer, mais elle n’oubliera rien des difficultés qu’elle a rencontrées dans son combat contre la cigarette, un combat loin d’être fini, car pour un ancien fumeur, la cigarette est toujours dans un coin de la tête. Il reste à Lydia et à tous les patients du centre d’Antrenas encore une semaine de cure, une semaine pour faire de la cigarette un mauvais souvenir.

Le docteur Catherine Pralet, tabacologue.  - Radio France
Le docteur Catherine Pralet, tabacologue. © Radio France - SAID MAKHLOUFI
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