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Un nouveau centre de soins dentaires ultra-moderne ouvre à Rennes

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Par , , France Bleu Armorique
Rennes, France

Un petit nouveau au CHU de Rennes, sur le site de Ponchaillou, le 15 janvier prochain : un centre dentaire ultra-moderne. Outre des locaux flambant neufs, le centre s'est doté d'un matériel technologique de pointe pour répondre aux demandes toujours plus importantes. Visite en avant première.

Après deux ans de travaux, le nouveau centre de soins dentaires doit ouvrir le lundi 15 janvier 2018
Après deux ans de travaux, le nouveau centre de soins dentaires doit ouvrir le lundi 15 janvier 2018 - CHU Pontchaillou

Un nouvel établissement dentaire ouvre ses portes ce lundi 15 janvier au CHU de Rennes sur le site de Ponchaillou après 2 ans de travaux. Le centre est flambant neuf et a coûté plus de 21 millions d'euros, financé à hauteur de plus de 16 millions d'euros par le CHU et plus d'un million par la région Bretagne et Rennes Métropole.

79 fauteuils, 90 praticiens et 11 000 mètres carrés de surface

L'objectif est de regrouper le centre de la place Pasteur, devenu trop vétuste, l'activité de chirurgie orale installée au CHU et les étudiants en dentaire du campus Villejean. Ce transfert s'inscrit également dans le cadre du projet "Nouveau CHU de Rennes". 

Au-delà de ses 11 000 mètres carrés de surface, ses 79 fauteuils et ses plus de 90 praticiens, ce nouveau centre se veut être à la pointe de la technologie. Sur deux étages, deux plateaux distincts : un généraliste au 1er étage, dédié aux soins adultes et prothèses et un plus spécialisé, adaptés aux patients. Un service des Urgences est également mis en place, pas encore en 24h/24. 

Concrètement, pour une patiente par exemple qui souhaiterait se faire poser un implant dans une dent creusée, la première empreinte de ses dents est faite grâce à une petite machine, semblable à celle pour faire des échographies, sauf que là, la disquette scanne les dents de la patiente. Fini donc les pâtes dans la bouche ou le moulage pour les prothésistes.

Sur l'écran de contrôle, une mâchoire en 3D permet de sélectionner des zones précises et de simuler la pose d'un implant. On parle de "conception-fabrication assistée par ordinateur".
Sur l'écran de contrôle, une mâchoire en 3D permet de sélectionner des zones précises et de simuler la pose d'un implant. On parle de "conception-fabrication assistée par ordinateur". © Radio France - Alexandre Fremont

"Dès que l'empreinte est modélisé en 3D, on peut faire un détourage à la souris de la partie de la dent à rajouter, détaille Mathieu Pérard, praticien hospitalier au nouveau centre dentaire. Ensuite, l'implant en 3D formé peut être envoyé sur une autre machine qui se trouve dans le laboratoire de prothèse dentaire".

Implant en 3D

Cette deuxième machine est une sorte d'imprimante 3D qui permet de "sculpter une bloc de céramique, entre autres, en implants que l'on va pouvoir coller dans la dent de notre patiente", reprend Mathieu qui maîtrise l'outil à la perfection. Tous sont censé être capable de faire la même chose, mais il faut une formation plus poussée en amont pour que tous soient en mesure de le faire.

Cette technique est donc enseignée à la fac aux étudiants en dentaire. "On leur fait faire des Travaux Pratique en 4 ème année, très tôt, pour qu'ils puissent assimiler cette nouvelle méthode, raconte Guy Cathelineau, le chef du pole odontologie du nouveau centre. Ensuite, ils sont mis en situation avec des patients et ainsi ils sont parfaitement capable de maîtriser l'outil en sortie d'étude".

À la manière d'une imprimante 3D, cette machine sculpte la céramique pour donner forme à l'implant, modélisé quelques instants plus tôt sur l'écran.
À la manière d'une imprimante 3D, cette machine sculpte la céramique pour donner forme à l'implant, modélisé quelques instants plus tôt sur l'écran. © Radio France - Alexandre Fremont

Chaque "imprimante 3D" coute environ une centaine de milliers d'euros, un investissement indispensable pour le centre afin de s'adapter à la médecine de demain. Il doit également faire face à la demande de plus en plus croissante de la population pour des soins dentaires. En moyenne, le nombre de passage doit passer de plus de 43 000 en 2016 à 57 000 attendus pour 2019. La limite avait été largement atteinte au centre de la place Pasteur de Rennes, avec 51 fauteuils, contre 79 dans le nouveau installé à Ponchaillou. 

Avant… et après. Le bloc de céramique brute, finement ciselé par la machine, se transforme en implant personnalisé.
Avant… et après. Le bloc de céramique brute, finement ciselé par la machine, se transforme en implant personnalisé. © Radio France - Alexandre Frémont

Expérimentation d'hôtel hospitalier sur 2 étages

Le centre est doté également de salle de cours pour former les étudiants en dentaire plus facilement ainsi que d'une salle de visioconférence. Notons également que sur les étages 2 et 3, une expérimentation d'hôtel hospitalier va être progressivement mis en place. Il permettra d'accueillir les familles des patients admis au centre de soins dentaires. Le CHU de Rennes a été en effet retenu par la DGOS pour expérimenter sur 3 ans ce type d'hébergement non médicalisé. 

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