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Déserts médicaux : un plan pour attirer plus de jeunes médecins en Sarthe et en Mayenne

Pour lutter contre les déserts médicaux en Sarthe et en Mayenne, un plan "territoire universitaire de santé" a été signé, vendredi 23 octobre 2020, au Mans, en présence de la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Il doit servir à attirer les étudiants en médecine hors des CHU.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, est venue présenter ce plan, vendredi 23 octobre, au Mans.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, est venue présenter ce plan, vendredi 23 octobre, au Mans. © Radio France - Clémentine Sabrié

La lutte contre les déserts médicaux en Sarthe et en Mayenne prend un nouveau tournant avec le plan "territoire universitaire de santé". Il a été présenté et signé, vendredi 23 octobre, lors d'une visite de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, au Mans. Ce plan associe le Maine-et-Loire, qui a une faculté de médecine et un centre hospitalier universitaire (CHU) à Angers, avec la Mayenne et la Sarthe qui n'en ont pas.

Des chefs de clinique pour encadrer les étudiants

Pour rendre ces territoires attractifs pour les étudiants en médecine, huit postes de chefs de clinique ont été ouverts à Laval, au Mans, mais aussi à Cholet. Seuls trois ont été pourvus aux centres hospitaliers du Mans et de Laval. Leur mission est triple : soigner, enseigner et faire de la recherche. La priorité, au début, sera donner à l'enseignement. A Laval, c'est un chef de clinique en pédiatrie, Thomas Brigly, qui a été embauché. Au Mans, à partir du 2 novembre, Samuel Wracrenier sera chargé de la néphrologie (ce qui touche aux reins) et Laurent Delagneau de la radiologie. "C'est la possibilité de démarrer ses études en dehors d'un lieu où il y a un CHU et d'y poursuivre ses études de deuxième et de troisième cycle", précise Frédérique Vidal.

Le chef de clinique en imagerie médicale va accueillir sept internes, des étudiants qui ont déjà validé six années de médecine, d'Angers et un de Nantes. Il sera également en charge d'un externe. Ces dernières années, l'hôpital du Mans recevait 160 internes et 50 externes. Le centre hospitalier du Mans a tout pour attirer de nouveaux étudiants, selon le Docteur Laurent Delagneau. "Il y a quasiment toutes les spécialités représentées, sauf la neurochirurgie et la chirurgie cardiaque qui sont au CHU", explique-t-il. 

On va mettre l'accent pour dynamiser ce côté pédagogique

Avant de devenir chef de clinique pour deux ans, Laurent Delagneau était assistant dans le même service depuis novembre 2019. Il ne pourra pas renouveler son contrat, car un autre docteur a déjà postulé pour prendre sa place à son départ.

Un bonus pour les hôpitaux et leur territoire

Ces nouveaux postes sont un atout de plus dans la manche des hôpitaux de Laval et du Mans. "L'encadrement par un chef de clinique permet une transmission au plus près des plus jeunes par un paire qui a déjà quelques années d'expérience et d'exercice pour pouvoir aller sur un niveau d'exigence et d'expérience supérieur", détaille Diane Petter, directrice générale adjointe du centre hospitalier du Mans. Elle espère accueillir de nouveaux chefs de clinique dans les prochaines années.

Cependant, cela ne fait pas des hôpitaux du Mans et de Laval des CHU. Diane Petter élude la question d'une faculté de médecine au Mans. Finalement, ce plan "permet d'éviter que les étudiants aient du mal à quitter les endroits où il y a des CHU où ils auraient pu construire une vie personnelle", souligne la ministre de l'Enseignement supérieur.

Les trois premiers postes pourvus vont coûter plus de 140.000 euros sur deux ans. Le conseil départemental de la Sarthe en paye la moitié. Le reste de la somme est partagée entre le conseil régional (35.000 euros), le conseil départemental de la Mayenne (17.000 euros) et Laval Agglomération (17.000 euros).

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