Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Coronavirus : le confinement sera prolongé au-delà du 15 avril, Emmanuel Macron s’exprimera lundi soir

"On est le couteau suisse de la société" : un pompier en burn-out témoigne

-
Par , France Bleu Provence

De plus en plus, les pompiers sont sollicités pour des missions qui ne sont pas de leur ressort. Résultat, à la caserne d'Aix-en-Provence, la charge de travail a presque doublé en 20 ans.

Pompiers - illustration
Pompiers - illustration © Radio France

Une box internet en panne, une fuite d'eau ou une porte bloquée : les pompiers doivent régulièrement intervenir pour des missions qualifiées d'"injustifiées". À la caserne des pompiers d'Aix-en-Provence, un tiers des effectifs est en ce moment en arrêt maladie. En cause : la surcharge de travail. Le nombre d'interventions a presque doublé en 20 ans, en partie à cause de ces missions injustifiées, et d'un manque d'effectif.

Le témoignage d'un pompier en arrêt maladie

"On est le couteau suisse de la société. On a appris des métiers : on détruit les nuisibles, on va démonter des ruches, intervenir sur des fuites d'eau... On fait souvent des ouvertures de portes qui se sont claquées parce que les gens n'ont pas les moyens de payer un serrurier. On intervient aussi régulièrement pour des personnes coincées dans l'ascenseur, parce qu'on arrive plus vite que le numéro d'urgence indiqué dans l'ascenseur" explique ce pompier qui préfère rester anonyme.

"Il y a aussi les carences d'ambulances privées : on arrive, la personne est devant chez elle avec sa valise et on fait le taxi pour son rendez-vous médical. Les ivresses sur la voie publique, ce n'est pas notre domaine, mais c'est nous qui allons les ramasser. Sur un volume de 70 interventions par jour, je pense que 80% ne sont pas justifiées. C'est énorme ! On fait des stages, des formations... Pour aller faire de la bobologie, ou même des interventions qui n'ont pas lieu d'être, et on perd du temps qui peut être précieux pour de vrais secours."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu