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Santé – Sciences

Un projet d'extension de 6000 mètres carrés pour le Centre Georges-François-Leclerc, à Dijon

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Par , France Bleu Bourgogne

Le Centre Georges-François-Leclerc va s'agrandir. Le centre dijonnais de lutte contre le cancer va investir 40 millions d'euros ces cinq prochaines années, la moitié sera affectée à la recherche. Les travaux pour une extension de 6000 mètres carrés sont prévus pour débuter à l'automne.

Le Centre Georges-François Leclerc (CGFL), le centre de lutte contre le cancer de Dijon.
Le Centre Georges-François Leclerc (CGFL), le centre de lutte contre le cancer de Dijon. © Radio France - Stéphanie Perenon

Dijon, France

Le Centre Georges-François-Leclerc (CGFL) présentait ce jeudi 14 février 2019 son projet d'établissement pour les cinq prochaines années (2019 à 2023). Le centre dijonnais de lutte contre le cancer va investir 40 millions d'euros. 

10% du budget consacré à la Recherche 

Une feuille de route qui fait la part belle à la recherche qui va bénéficier de la moitié de ces investissements. "Cela représente 10 millions d'euros par an" précise Charles Coutant, le directeur général du Centre Georges-François-Leclerc. 

"L'innovation technologique est aussi primordiale", poursuit le professeur, "un malade sur quatre dans notre institution va à un moment donné de sa prise en charge, bénéficier d'une innovation thérapeutique, en participant à un essai de recherche clinique ou thérapeutique. Les traitements de demain qui seront les standards dans quelques années et bien grâce à ces essais, cela permet à ces patients de les avoir plus précocement. C'est une chance quand on est atteint d'une maladie telle que celle-là."

Une extension de 6000 mètres carrés bientôt construite

Les travaux de cette extension devrait débuter à l'automne. Cela va permettre d'ouvrir 36 lits supplémentaires. Il y aura un pôle autour des soins de support, de façon à regrouper toutes les spécialités en un seul et même lieu, avec des consultations possibles sur place avec des psychologues, des assistantes sociales, des diététiciennes mais aussi d'un sexologue. Avec ces travaux, le CGFL va aussi se doter d'une capacité d'accueil supplémentaire pour les proches des patients, "pour leur donner la possibilité de rester de jour comme de nuit, pour être dans de bonnes conditions dans le cadre de soins palliatifs" précise le Dr Gilles Truc, radiothérapeute et directeur de Patientèle.

Développement de l'e-santé avec un logiciel de suivi pour les patients hors-les-murs

Autre piste de développement : la coordination ville-hôpital et l'utilisation croissante d'outils numériques. L'application "Le CGFL et moi" est justement destinée au suivi des patients hors-les-murs. "Une application pour faire le lien entre le patient et le centre lorsqu'ils rentrent chez eux" explique Christine Dorléan, directrice des soins au CGFL.

L'application "CFGL et moi" doit permettre de faire le lien avec le Centre lorsque les patients rentrent chez eux. - Radio France
L'application "CFGL et moi" doit permettre de faire le lien avec le Centre lorsque les patients rentrent chez eux. © Radio France - Stéphanie Perenon

Lutter contre les inégalités territoriales face au cancer

Avec cette nouvelle feuille de route, le CGFL a aussi fait de la lutte contre les inégalités territoriales, l'une de ses priorités. "C'est un impératif moral" indique le Pr Charles Coutant. C'est aussi une demande de la tutelle (l'Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté) mais c'est surtout un engagement pris par le CGFL explique son directeur général. 

"On a fait le choix de venir en soutien des hôpitaux périphériques en mettant à disposition du personnel médical pour une prise en charge des patients, qui soit plus proche de leurs domiciles. Concrètement, moi même je vais opérer au Centre hospitalier de Sens tous les quinze jours des patientes qui ont un cancer du sein. D'autres collègues vont à Nevers, Mâcon, Semur-en-Auxois et bientôt à Beaune." Le CGFL reçoit chaque année 23.000 patients.

→ Retrouvez les Idées reçues sur le cancer avec le Pr Charles Coutant, le directeur général du CGFL, ce vendredi 15 février 2019 à 6H23 et 7H42.