Santé – Sciences

Un scientifique haut-viennois dans les starting blocks à un mois du Téléthon

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin vendredi 28 octobre 2016 à 10:44

Un chercheur qui travaille dans le laboratoire de recherche Généthon pour développer des médicaments contre les maladies rares.
Un chercheur qui travaille dans le laboratoire de recherche Généthon pour développer des médicaments contre les maladies rares. © Maxppp - Francois Lafite

Originaire de Panazol, en Haute-Vienne, Emmanuel Thévenot est docteur en neurobiologie et travaille dans le laboratoire Généthon qui fait des recherches contre les maladies rares, financées par le Téléthon. A un mois du marathon télévisuel, il fait le point sur l'évolution de ces recherches.

Depuis la création du laboratoire Généthon, aucun traitement n'a encore été commercialisé. Mais au fil des années, certains projets ont dépassé le stade des recherches pour entrer en phase pré-clinique "de manière à amener ces projets vers les phases cliniques où les patients recevront ces thérapeutiques" précise Emmanuel Thévenot. Il rappelle qu'il existe entre 6.000 et 8.000 maladies rares qui touchent trois millions de personnes en France. L'industrie pharmaceutique n'investit pas sur ces maladies.

Heureusement, le Téléthon est là pour financer la recherche

"Aujourd'hui s'il n'y avait pas le Téléthon, le laboratoire Généthon n'aurait pas les moyens de réaliser ces recherches sur ces maladies qui ne touchent pas suffisamment de population" ajoute le scientifique. Ce laboratoire "unique en son genre" parce qu'il est à but non lucratif, est effectivement financé presque exclusivement par l'argent collecté lors de ce marathon télévisuel qui se tiendra cette année les 2 et 3 décembre. Panazol, d'où est originaire Emmanuel Thévenot, sera d'ailleurs le siège du centre de promesse haut-viennois cette année. Et l'évolution de la recherche se voit à l'occasion de cette émission à la télévision selon Emmanuel Thévenot : "Il y a quelques années on voyait des enfants qui étaient condamnés et aujourd'hui on voit des enfants qui commencent à être traités et qui commencent à aller mieux. C'est un message d'espoir."

Emmanuel Thévenot, docteur en neurobiologie au laboratoire du Généthon

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