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Santé – Sciences

Des taux de glyphosate beaucoup trop élevés dans les urines de 36 bretons

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Elles dénoncent l'usage des pesticides. 36 personnes du nord de l'Ille-et-Vilaine ont fait tester le taux de glyphosate dans leurs urines. Les résultats sont inquiétants et 32 d'entre elles vont porter plainte contre l'Etat.

Les prélèvements d'urine ont été réalisés le 4 mai devant huissier à Langouët
Les prélèvements d'urine ont été réalisés le 4 mai devant huissier à Langouët © Radio France - Maxime Bossonney

Ille-et-Vilaine, France

Début mai, 36 personnes du nord Ille-et-Vilaine ont fait prélever leurs urines devant huissier à Langouët à l'initiative de l'association Les pisseurs involontaires de glyphosate en Bretagne. Les résultats sont tombés et ils sont assez impressionnants. "Les 36 sont largement au dessus de la norme autorisée dans l'eau potable qui est de 0.1 nanogramme par millilitre. Les taux sont en moyenne de 1.44 soit 15 fois la norme autorisée" explique David Thomas, le référent en Ille-et-Vilaine des Pisseurs involontaires de glyphosate en Bretagne. Mais il y a de grosses disparités entre les taux qui vont de 0.47 à 3, 18 soit jusqu'à près de 32 fois la norme. 

Des plaintes contre l'Etat

Ces pisseurs involontaires dénoncent l'usage des pesticides et s'inquiètent de la présence de glyphosate dans leurs corps. Tous sont très sensibles aux questions environnementales comme David Thomas qui, entre autres, mange bio depuis 12 ans et s'approvisionne en circuit court. "Je me pose beaucoup de questions. Je suis donneur de sang depuis une quinzaine d'années et je me demande si par mon sang je transmets des choses que je ne devrais pas transmettre à des malades. C'est vrai que ce sont des questions que je n'avais pas et qui vont se poser dans les prochaines semaines" explique t-il.  En tous cas, 32 de ces 36 pisseurs volontaires ont décidé de porter plainte contre l'Etat pour défaut d'information et mise en danger de la vie d'autrui. 

Une prochaine pisserie à Fougères

Des "pisseries" collectives de ce genre, il y en a déjà eu en Bretagne comme à Lorient et Pontivy, et il y en aura d'autres notamment le 22 juin à Fougères. "On sait que du coté de Fougères, il y a énormément de cultures agricoles et on aimerait bien savoir si les gens là-bas sont plus exposés que d'autres dans d'autres endroits du département" explique David Thomas. On saura en tous cas bientôt ce qu'il en est à Redon. On attend d'ici peu les résultats de la "pisserie" réalisée mi mai.