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Santé – Sciences

Un vaccin contre le VIH sur le point de voir le jour à Sophia Antipolis

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Azur, France Bleu

Un vaccin contre le sida est sur le point de voir le jour à Sophia-Antipolis. Ce mardi, le laboratoire azuréen Biosantech présentait les dernières avancées de ses recherches sur le vaccin TAT-OYI, et en a profité pour alerter le public sur ses difficultés à poursuivre ses recherches.

L'équipe du Dr Erwann Loret veut rapidement passer à la dernière phase de l'expérimentation sur les patients.
L'équipe du Dr Erwann Loret veut rapidement passer à la dernière phase de l'expérimentation sur les patients. © Maxppp - Philippe Turpin

Sophia Antipolis, Alpes-Maritimes, France

Dans les Alpes-Maritimes, l'entreprise Biosantech s'enthousiasme de pouvoir bientôt présenter le premier vaccin contre le VIH, le virus à l'origine du sida. Ce mardi la start-up de Sophia Antipolis présentait les avancées des ses recherches sur le Vaccin TAT-OYI, en l'absence de son inventeur le Dr Erwann Loret, le CNRS lui ayant défendu de communiquer sur ses travaux.

Le virus indétectable chez dix patients traités

Ce vaccin appelé TAT-OYI, s'attaque à la protéine TAT, présente sur le virus du VIH et qui le protège des attaques du système immunitaire, il permet donc d'attaquer directement le virus, celui-ci ne disparaît pas du corps mais reste durablement inactif. L'objectif de ce vaccin n'est pas de prémunir contre le SIDA mais d'éviter la trithérapie.

Depuis 2013, le vaccin est testé sur 48 patients, chez une dizaine d'entre eux, les équipes du Dr Loret n'ont pas détecté de signes du VIH dans le sang depuis plusieurs mois. Le laboratoire veut donc passer à la dernière phase de l'expérimentation : l'arrêt total de la trithérapie chez les patients testés.

"Le CNRS a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu'il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à ce sujet".

Mais depuis juin, le CNRS freine les recherches de Biosantech. "Le CNRS a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu'il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à ce sujet", regrette Corinne Treger, présidente du laboratoire Biosantech. Elle regrette que les petites équipes de recherche ne soient pas considérées au même titre que les gros laboratoires "Nous avons investi deux millions d'euros dans le projet... le marché de la trithérapie s'élève à 15 milliards d'euros", souffle Corinne Treger.

En mars dernier, la start-up avait fait polémique dans le milieu scientifique à la publication de premiers résultats très encourageants, mais non validés par un comité d'experts scientifiques. Aujourd'hui elle revient presque un an plus tard avec des résultats plus précis, et l'aval des scientifiques présents au quinzième sommet "Vaccines and immunization" de Berlin, où le Dr Loret a fait une présentation remarquée.