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Un vaccin nasal contre le Covid-19 en cours d'élaboration à Tours

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Des chercheurs de l'université de Tours et de l'Inrae travaillent depuis plusieurs mois à la mise au point d'un vaccin nasal contre le Covid-19, facile à utiliser, simple à conserver et plus efficace que les vaccins intramusculaires. Les premiers résultats sont prometteurs.

L'équipe basée à Tours et dirigée par Isabelle Dimier-Poisson compte une vingtaine de chercheurs
L'équipe basée à Tours et dirigée par Isabelle Dimier-Poisson compte une vingtaine de chercheurs © Radio France - Boris Compain

On pourra peut-être, d'ici quelques mois, se faire vacciner contre le Covid-19 grâce à un spray nasal, autrement dit un vaccin pulvérisé dans le nez. Une vingtaine de chercheurs de deux instituts publics, l'université de Tours et l'Inrae (l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) travaillent sur un candidat-vaccin depuis l'été dernier, à la faculté de pharmacie de Tours. Les tests sur animaux ont donné des résultats encourageants

Des discussions sont entamées avec le CHRU de Tours pour faire des essais sur l'homme fin 2021, début 2022. Se faire vacciner en passant par le nez, ça ne serait pas une première, les Etats-Unis, par exemple, utilisent déjà depuis des années un vaccin nasal pour se protéger de la grippe saisonnière.

Le professeur Isabelle Dimier-Poisson dirige l'équipe BioMAP
Le professeur Isabelle Dimier-Poisson dirige l'équipe BioMAP © Radio France - Boris Compain

Efficace, simple à utiliser et facile à conserver

Pour autant, n'imaginez pas un pulvérisateur comme celui que vous utilisez quand vous vous mettez des gouttes dans le nez, par exemple, un simple pschi-pschitt qu'on utilise tout seul. Il faut plutôt imaginer une sorte de seringue, mais sans aiguille. Un médecin ou un pharmacien vous mettrait une pulvérisation dans chaque narine. Vous reviendriez trois semaines plus tard pour la même chose, et c'est tout. Tout votre système immunitaire serait mobilisé. 

Les défenses des muqueuses nasales seraient même sur-stimulées pour détruire le virus dès son entrée dans votre corps. Du coup, même infecté, vous ne seriez plus contagieux pour vos proches, donc plus besoin du masque qu'il est recommandé de garder même après avoir reçu les vaccins actuels.

"L'idée est de stimuler la réponse immunitaire au niveau de notre nez pour qu'ensuite, si on est vacciné et infecté, on ne soit plus contagieux pour les personnes qui nous entourent" Isabelle Dimier-Poisson. 

La professeure d'immunologie anti-infectieuse qui dirige l'équipe BioMAP précise, "vous savez qu'aujourd'hui, on nous encourage toujours à maintenir le port du masque parce qu'on n'a pas encore la preuve que les personnes vaccinées par voie intra-musculaire, lorsqu'elles sont vaccinées et infectées, ne restent pas contagieuses pour leur entourage. Le vaccin par voie nasale, lui, permettrait d'établir cette barrière, cette protection supplémentaire qui finalement, nous permettrait un jour de retirer les masques, on l'espère"

Autre progrès : la conservation, le vaccin nasal pourrait se garder plusieurs années dans un frigo à 4 degrés, et plusieurs mois à 20 degrés. Enfin, pas d'injection, ça veut dire pas d'aiguille, et ça aussi, ce serait un vrai avantage si il faut, dans quelques temps, vacciner aussi les enfants et les adolescents.

Ce vaccin nasal pourrait être disponible fin 2022 ou début 2023, aux côtés des autres vaccins qui s'appliquent en intra-musculaire. "Il s'agira d'une arme supplémentaire pour combattre ce virus, aux côtés des autres vaccins qui existent déjà et de ceux qui sont en cours d'élaboration" conclue Isabelle Dimier-Poisson.

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