Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Une bibliothèque du vivant à Rennes

lundi 27 mars 2017 à 19:49 Par Lisa Melia, France Bleu Armorique

Le CHU de Rennes a inauguré ce lundi 27 mars sa nouvelle biobanque, un vaste espace de stockage qui regroupe 160 000 échantillons biologiques. Objectif : faire progresser la recherche sur les maladies et leurs traitements.

Inauguration de la biobanque du CHU de Rennes
Inauguration de la biobanque du CHU de Rennes © Radio France - Lisa Melia

Rennes, France

"Pour nous, une biobanque est absolument fondamentale". Bruno Clément, directeur de recherche à l'INSERM, est présent ce lundi après-midi pour l'inauguration de la biobanque. Ces centaines de milliers d'échantillons, issus des biopsies, des prises de sang ou des prélèvements (à condition que le patient donne son consentement), représentent une véritable mine d'informations pour le scientifique.

Sans les échantillons biologiques humains, nous ne pourrions pas progresser, puisque le but d'une unité comme celle que je dirige, c'est bien entendu de faire de la recherche, mais surtout de la transférer pour le bénéfice des patients. Passer par les échantillons, c'est une étape clef pour valider certaines hypothèses ou certains travaux que nous effectuons par ailleurs. - Bruno Clément, INSERM

Une banque multi-thématique

Cette nouvelle bibliothèque du vivant, qui vient remplacer le centre de ressources biologiques qui existait depuis 2002, a pu voir le jour grâce à 1,2 millions d'euros d'investissement, apportés principalement par des mécènes, notamment le fonds Nominoë, mais aussi par l'État, la région Bretagne, la métropole et l'université. Jusqu'à présent, les échantillons étaient disséminés dans cinq services différents du CHU.

Objectif : conserver les échantillons de fluides et de tissus humains dans des conditions irréprochables, notamment dans de l'azote liquide, et mettre ce puits d'informations à la disposition des chercheurs du CHU, mais aussi de toute la France, voire du monde. "Il existe d'autres banques comme la nôtre, explique Bruno Thurlin, le responsable scientifique de la biobanque. La particularité, ici, à Rennes, c'est que nous sommes multi-thématique, alors que la plupart des banques sont focalisées sur une maladie en particulier."

Certains échantillons sont conservés dans des cuves d'azote liquide - Radio France
Certains échantillons sont conservés dans des cuves d'azote liquide © Radio France - Lisa Melia

En partageant les connaissances et l'accès aux échantillons biologiques, le CHU espère mettre toutes les conditions en place pour faire progresser la recherche sur les maladies, et in fine, les traitements.

L'accumulation des données permet aux chercheurs d'explorer un aspect particulier d'une maladie et d'identifier, par exemple, un nouveau biomarqueur. Grâce à ces informations, nous pouvons prévoir le pronostic d'une tumeur ou déterminer le gène qui pourrait bloquer son développement. Liant recherches fondamentales et cliniques, nous pourrons mieux comprendre les causes d'une maladie, prévoir son évolution et mettre au point la thérapie personnalisée pour la soigner efficacement. - Jean-Pierre Gangneux, chef du pôle Biologie au CHU de Rennes

Il existe environ 80 biobanques en France, dont deux en Bretagne : à Rennes et à Brest.

Reportage : quel est le parcours d'un échantillon dans la biobanque ?