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Une chercheuse sétoise participe au développement d'un sous-marin innovant

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Par , France Bleu Hérault

L'Ifremer, un institut de recherches marines, lance le premier sous-marin autonome français capable de descendre jusqu'à 6.000 mètres de profondeur. Seuls les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon détenaient un tel robot. La chercheuse sétoise Sophie Arnaud-Haond a participé au projet.

Ulyx pourra descendre jusqu'à 6.000 mètres de profondeur.
Ulyx pourra descendre jusqu'à 6.000 mètres de profondeur. © Radio France - Ifremer

Ce vendredi 23 octobre 2020, l'Ifremer, un institut de recherches marines, a inauguré un robot de pointe, baptisé "Ulyx". Après plus de quatre ans de travail, les équipes ont développé un sous-marin autonome (AUV) capable d'atteindre 6.000 mètres de profondeur. Jusqu'ici, seuls les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon détenaient un tel engin. C'est un grand pas pour la recherche, sachant que les deux tiers du plancher océanique se situent en-dessous de 3.500 mètres de profondeur.

Explorer les fonds marins

"Ulyx" est un bébé de 2,7 tonnes, bardé d'outils de pointe. Le sous-marin est équipé d'un appareil photo, de capteurs chimiques et de sondeurs, sensibles à la mélodie des océans. Les chercheurs comptent l'utiliser pour explorer les océans et détecter les écosystèmes intéressants pour y envoyer des engins plus précis. 

"Ulyx est capable de prendre des photos en haute résolution et d'enregistrer les caractéristiques des fonds marins : le relief, la chimie de l'eau ou encore la température", explique Sophie Arnaud-Haond, chercheuse sur le site sétois de l'Ifremer. 

Les débats entre ceux qui exploitent l'outil et ceux qui le conçoivent sont très stimulants - Sophie Arnaud-Haond, chercheuse sur le site sétois de l'Ifremer.

La quadragénaire a notamment bûché sur l'allure du sous-marin. "Ulyx a deux vitesses : avion et hélicoptère, explique l'Héraultaise. En mode avion, il survole les fonds avec rapidité. En mode hélicoptère, il est beaucoup plus lent, ce qui lui permet de récolter des informations de manière plus minutieuse."

Sophie Arnaud-Haond était membre d'un groupe de travail composé d'une vingtaine de chercheurs et d'ingénieurs. "C'est la première fois qu'il y avait une telle coopération, raconte la Sétoise.  Les chercheurs présentaient les fonctionnalités qu'ils désiraient. Et les ingénieurs en expliquaient les conséquences, par exemple que tel outil pouvait augmenter le poids d'Ulyx et altérer son autonomie."

Ulyx ne rejoindra pas la Flotte océanographique française, qui regroupe les navires de recherche du territoire, toute suite. Le sous-marin doit encore passer une batterie de tests en 2021.

À lire aussi : "Comment les scientifiques de l'Ifremer mènent leurs recherches ?"

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