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Santé – Sciences

Une convention inédite dans le Tarn pour favoriser l'installation des médecins

vendredi 2 novembre 2018 à 4:14 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie

Ce texte, unique en France, met en relation les différents acteurs de la santé du département, pour séduire les jeunes médecins, et favoriser leur installation dans le Tarn. Et limiter la désertification médicale, accentuée par le départ à la retraite de nombreux professionnels.

Dans un cabinet médical (illustration)
Dans un cabinet médical (illustration) © Maxppp - FRANCOIS DESTOC

Valence-d'Albigeois, France

C'est une démarche unique en France. Dans le Tarn, une convention vient d'être signée pour lutter contre les déserts médicaux. Le Conseil départemental s'est associé à plusieurs partenaires : l'Agence régionale de santé, la Sécurité Sociale, l'Ordre des médecins, ou encore l'Association des Maires de France. 

"Ca a été un choc" - Gisèle, sans médecin du jour au lendemain

Il faut dire que dans le Tarn, il y a des zones en crise : la haute vallée du Thoré au dessus de Mazamet est déjà en tension, et elle va voir plusieurs médecins partir à la retraite. Difficile aussi de trouver un généraliste autour de Carmaux, dans un bassin de vie de 17.000 habitants. En trois ans, la ville est passée de 19 à 12 médecins, avant de remonter à 14. Mais certains habitants se sont retrouvés sans généraliste du jour au lendemain, comme Gisèle, pour qui "ça a été un choc". Elle a passé six mois sans docteur, avant de finalement en trouver un à Valderiès, qui depuis a été vite surchargé, et n'accepte plus de nouveaux patients.

"Dans quatre matins, c'est foutu" - Pierre, un habitant de Valence-d'Albigeois

Situation complexe aussi à limite du Tarn et de l'Aveyron, comme à Valence-d'Albigeois, où habite Pierre, 78 ans. Dans sa commune, il n'y a plus que deux médecins, contre quatre il y a quelques années. "Les deux qui restent sont proches de la retraite, et comment seront-ils remplacés ? On ne sait pas du tout... Dans quatre matins, c'est foutu." se désole Pierre. "La situation va devenir très critique dans nos campagnes, car les jeunes ne veulent pas venir".

Jouer collectif

D'où la convention signée le 4 octobre dernier. L'objectif, c'est de jouer collectif, avec notamment une "opération drague" dans les grandes villes universitaires comme Toulouse pour inciter les internes à s'installer dans le Tarn. Des membres du conseil départemental et de l'ordre des médecins s'y rendent régulièrement pour dialoguer avec les étudiants. "Il n'y a que 2% des internes à Toulouse qui sont issus de notre département. Il faut absolument retisser le lien entre notre territoire et les jeunes internes" explique Christophe Ramond, le président du Conseil Départemental du Tarn.

Mais une fois attirés, il faut faciliter l'installation de ces jeunes médecins "sur tous les sujets : du logement jusqu'à l'emploi du conjoint" explique le président de l'Ordre des médecins du Tarn. Mais Etienne Moulin insiste sur le fait que tout doit fonctionner ensemble : "ça ne sert à rien de faire la promotion du département si on n'offre pas de conditions d'exercice correctes". Le Département se veut d'ailleurs facilitateur, en finançant par endroits l'aménagement de maisons de santé. Le conseil départemental met au panier plus de deux millions d'euros.