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Santé – Sciences

Une femme de Charente-Maritime donne ses ovocytes pour aider les couples infertiles

lundi 6 novembre 2017 à 6:01 Par Catherine Berchadsky, France Bleu La Rochelle

300 couples en Nouvelle Aquitaine attendent un don d'ovocytes ou de spermatozoïdes. Mais voilà, il y a seulement une petite 60aine de donneurs. L'agence de la biomédecine lance donc une grande campagne nationale ce mois-ci en faveur du don. Une jeune maman de Charente-Maritime a franchi le pas.

Le don d'ovocytes est un espoir  pour un couple infertile.
Le don d'ovocytes est un espoir pour un couple infertile. © Maxppp - Sébastien jarry

Charente-Maritime, France

Donner des ovocytes ou des spermatozoïdes, un geste pas très compliqué et qui peut rendre heureux beaucoup de familles. C'est le message de l'agence de la biomédecine. Elle lance une campagne de communication tout ce mois-ci pour inciter hommes et femmes à donner.

Seulement 38 donneuses l'an dernier

En Nouvelle Aquitaine, 38 femmes ont accepté de donner leurs ovocytes en 2016 et une vingtaine d'hommes ont fait don de leur spermatozoïdes. Un geste qui s'est soldé par la naissance de 98 enfants.

"C'est peu, concède le docteur Aline Papaxanthos, responsable du CECOS Bordeaux ( le centre qui organise le don d'ovocytes et de sperme). "J'y vois un manque d'information du public. Je ne veux pas croire que c'est un manque d'altruisme." D'ailleurs, le médecin explique que depuis que les règles de dons se sont simplifiées, et bien dans le centre de Bordeaux, les dons l'an dernier ont augmenté de 30%.

La petite fierté de Stéphanie

Stéphanie, 35 ans et mère de deux enfants, vit à Foncouverte, près de Saintes en Charente-Maritime. Elle a accepté de donner ses ovocytes il y a plus d'un an , "c'est ma petite fierté" dit elle .

Donner ses ovocytes passe par un protocole assez lourd, avec es injections quotidiennes pendant plusieurs semaines - Radio France
Donner ses ovocytes passe par un protocole assez lourd, avec es injections quotidiennes pendant plusieurs semaines © Radio France - Catherine Berchadsky

Pour une femme donner ses ovocytes n'est pas une démarche anodine car le protocole est un peu lourd. Il faut, comme pour la receveuse, que la donneuse se prête à des injections quotidiennes d'hormones pendant plusieurs semaines, pour stimuler les ovaires. Ensuite, il faut bien entendu passer par la case hôpital pour procéder au prélèvement. Ça se passe sous anesthésie locale. Stéphanie reconnaît quelques douleurs post-opératoires, mais "rien de bien méchant" conclut-elle.

Donner ses ovocytes, c'est donner une chance à un couple infertile d'avoir d'enfants, c'est sans engagement pour le donneur, qui reste anonyme et qui ne saura jamais s'il a contribué à donner la vie, seule certitude : il a donné de l'espoir à un couple. "Et c'est ce qui compte pour moi" ajoute Stéphanie. "C'est bien de ne pas savoir, ce n'est absolument pas mon enfant... J'ai aidé et je souhaite à la famille plein de bonheur."

Une jeune femme de 35 ans mère de deux enfants, témoigne, elle a donné ses ovocytes.

La campagne d'information qui se déroule durant tout le mois de novembre vise à convaincre les jeunes femmes et jeunes hommes de franchir le pas. En Nouvelle Aquitaine, il n'existe qu'un seul centre de prélèvement à l'hôpital de Bordeaux.

Le don est anonyme et gratuit. Il faut avoir entre 18 et 37 ans pour les femmes. 18 et 45 ans pour les hommes. Actuellement, le délai d'attente pour recevoir des ovocytes est de deux ans, contre un an pour les spermatozoïdes.