Santé – Sciences

Une Lavalloise atteinte de la cyphose-scoliose raconte son quotidien dans un livre

Par Martin Cotta, France Bleu Mayenne mardi 14 novembre 2017 à 19:06

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Photo d'illustration © Maxppp - Maxppp

Sabrina Bucher-Debit, 29 ans, publie Déployer mes ailes, son livre dans lequel cette Lavalloise raconte son combat quotidien avec une cyphose-scoliose, de graves problèmes à la colonne vertébrale. Rencontre.

C'est un livre qui fait parler dans Laval. Déployer mes Ailes de Sabrina Bucher-Debit. Cette Lavalloise souffre depuis sa naissance d'une cyphose-scoliose, de graves problèmes à la colonne vertébrale. Aujourd'hui elle a décidé de parler de son enfance compliquée dans un livre entre le regard des autres et le quotidien difficile pour une personne en situation de handicap. D'ailleurs Sabrina n'aime pas dire qu'elle est handicapée mais préfère dire qu'elle a des problèmes de santé.

Dans son livre, sortie au mois de juillet, Sabrina Bucher-Debit raconte son quotidien difficile entre regard des autres et humiliation. À l'école primaire par exemple, l'année de son CM1. "Un jour j'ai eu l'autorisation pour participer à une sortie scolaire avec mes camarades. J'avais juste besoin de mon fauteuil roulant manuel en cas de grosse fatigue, que mes camarades d'ailleurs se faisaient un plaisir à pousser. Sauf que l'instituteur n'a pas voulu m'emmener à cette sortie donc je suis restée toute la journée à l'école dans une classe à niveau inférieur. J'étais évidemment très déçue en tant qu'enfant d'être privé de cette sortie. De plus mon fauteuil ne m'aurait peut-être pas été utile dans la journée" explique la jeune fille.

"J'avais juste besoin de mon fauteuil roulant manuel en cas de grosse fatigue"

Au fil des années Sabrina Bucher-Debit a appris à vivre avec ses problèmes de santé et adapter son quotidien. Pour elle, sa scoliose-cyphose est une erreur médicale au moment où sa maman était enceinte. "À 15 jours de l'accouchement ma maman se sentait faible. Elle a donc passé des examens, notamment une radio et un scanner. Sauf que lorsque vous êtes enceinte, il faut protéger le ventre des rayons ce qui n'a pas été fait. Résultat : ma croissance a été stoppée, occasionnant des malformations. À part mon dossier médical, je n'ai pas d’autres documents qui attestent de cela. J'ai fait pas mal de recherches. Ma mère a également eu des soucis de santé à la suite de cela donc c'est lié avec les examens de cette période-là". Sabrina n'envisage pas d'action en justice pour qu'on lui reconnaisse une éventuelle erreur médicale. À 29 ans, elle estime qu'il y a prescription.

"À 15 jours de l'accouchement ma maman se sentait faible"