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Santé – Sciences

Une norme internationale pour les cosmétiques naturels et bio : fausse bonne nouvelle ?

vendredi 29 septembre 2017 à 16:17 Par Magali Fichter, France Bleu

Un collectif d'associations et de professionnels du bio s'inquiète de l'arrivée d'ici la fin de l'année d'une nouvelle norme internationale. Pour eux, elle pourrait permettre à des cosmétiques contenant des produits chimiques de se revendiquer bio.

Il existe plusieurs labels de droit privé pour les cosmétiques bio et naturels.
Il existe plusieurs labels de droit privé pour les cosmétiques bio et naturels. © Maxppp -

Des cosmétiques qui contiennent "des ingrédients chimiques et polluants" pourront bientôt se revendiquer bio. C’est en tout cas ce qu’assure ce vendredi un collectif d’associations et de professionnels du bio, comme Cosme Bio, Générations Futures ou encore WECF.

Dans le viseur du collectif, la norme ISO 16 128 relative à la nouvelle définition des cosmétiques naturels et biologiques, qui sera adoptée, vraisemblablement à la fin de l’année selon les associations. Une norme internationale, pour harmoniser les définitions de bio et de naturel entre les différents pays, alors qu’aujourd’hui, il n’existe que des labels privés. Le problème, c’est que cette norme "n’impose pas de pourcentage minimal de bio dans le produit fini", selon les associations. "Elle tolère également la présence de composants controversés dans les formulations, comme le phénoxyéthanol, les parabènes, les silicones ou les dérivés d’animaux morts."

Pas un label, mais un indicateur de la "concentration en ingrédients biologiques dans le produit"

Mais selon la Fébéa, la Fédération des entreprises de la beauté, cette future norme n’est pas un label qui dit qu’un produit est bio ou pas. Selon la directrice des affaires scientifiques de cette fédération, Anne Dux, interrogée par franceinfo, cette norme "internationale" "se contente de dire quelle est la concentration en ingrédients biologiques dans le produit." En d'autres termes, à partir du moment où un shampoing ou une crème contient des ingrédients d'origine biologique ou naturelle, cette nouvelle règle permettra de le mentionner, sans pour autant que le produit soit certifié "bio".

"Un produit biologique devra toujours être conforme à un cahier des charges publié", par exemple celui d’un label de droit privé comme Cosme Bio. Selon Anne Dux, "ce qui change, c’est que quand on dira qu’un ingrédient est naturel, tout le monde dans le monde entier dira la même chose."