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Santé – Sciences DOSSIER : Dossier du jour de France Bleu Vaucluse

Une nouvelle salle à la maternité de Carpentras pour accoucher plus naturellement

mercredi 31 janvier 2018 à 6:03 Par Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse

La maternité de Carpentras inaugure en cette fin janvier une salle d'accouchement physiologique. Elle permet aux femmes qui ne désirent pas de péridurale d'accoucher plus sereinement et dans la position qu'elles désirent.

La salle d'accouchement physiologique de la maternité de Carpentras
La salle d'accouchement physiologique de la maternité de Carpentras © Radio France - Aurélie Lagain

Carpentras, France

Cela fait un an que des bébés naissent dans la salle d'accouchement physiologique de l'hôpital de Carpentras. Une salle "nature" inaugurée le 25 janvier. Les travaux ont coûté 50.000 euros.

La salle d'accouchement numéro 2 se trouve au milieu des trois autres. Elle permet aux femmes qui ne désirent pas de péridurale(30% des femmes enceintes) d'accoucher dans un lieu à mi-chemin entre l'hôpital et sa chambre à la maison : "L'accouchement à domicile, mais avec la sécurité de l'hôpital", précise Martine Morard, sage-femme cadre.

Le même matériel médical en cas d'urgence

Avec son ballon, son grand canapé, sa liane et sa table d'accouchement multi-positions, elle offre un grand choix de postures pour accoucher : allongée, accroupie, ou à quatre pattes, sur le côté. "Ça respecte tout autant le bébé et la physiologie de l'accouchement", affirme Nadjet Bellazghari.

Le père peut aussi être plus facilement aux côtés de sa compagne. "Le papa participe très activement pendant le travail en se mettant près d'elle", pour l'haptonomie, grâce notamment au canapé, détaille Bénédicte Martin, sage-femme cadre.

"Cachés" dans des armoires, on trouve aussi tout le matériel en cas d'urgence : prise d'oxygène, matériel d'anesthésie...  "Elle a exactement le même matériel médical que les autres salles", précise Cornélia Gwinner, sage-femme.

Le bloc opératoire, pour une éventuelle césarienne, se trouve de l'autre côté du couloir. "S'il y a nécessité d'accélérer l'accouchement, pour la santé de la mère ou de l'enfant, on le fait, on réagit comme dans n'importe quelle salle d'accouchement", reprend Marine Castel, sage-femme.

Tout le monde ne peut pas être admis dans cette salle : Les femmes qui font de la tension, attendent des jumeaux, ou qui accouchent avant terme sont elles accueillies dans des salles classiques. 

"Il y a un retour aux sources." - Nadjet Bellazgahri, sage-femme à Carpentras

Les sages-femmes le constatent, elles ont davantage de demandes d'accouchements à domicile. "Je leur déconseille par rapport aux risques", répond Valérie Plasse, qui exerce au centre de périnatalité d'Apt. 

D'ailleurs, il n'y a pas de sage-femme pratiquant l'accouchement à domicile en Vaucluse. Il y en a en revanche dans la Drôme, et dans le nord Bouches-du-Rhône. 

Pas de sage-femme accouchant à domicile non plus près de chez Cécile et Florian en Bourgogne. La jeune femme de 32 ans a décidé de vivre les trois derniers mois de sa grossesse dans sa famille en Vaucluse, près d'une sage-femme qui pouvait l'accompagner à la maison. 

Cécile voulait "plus d'intimité, vivre cela en couple", accoucher pourquoi pas en baignoire.

"Je suis scientifique", répond Florian, le papa, plutôt sceptique au départ. "L'hôpital avait un côté rassurant". Le couple a longtemps échangé et même participé à un festival à Cadenet sur ce thème. Au final, Florian a changé d'avis : "Je me suis réapproprié le rôle de père avant la naissance."

Cette sage-femme que le couple a choisie exerce dans le nord Bouches-du-Rhône, elle estime que "90% des femmes pourraient accoucher ailleurs qu'en maternité", et donc à domicile. "On y viendra, pas pour de bonnes raisons, mais pour des raisons financières".

"On diabolise la naissance à domicile, nous sommes traquées par le conseil de l'ordre des sages-femmes, par les médecins et l'Agence régionale de santé", affirme-t-elle. Elle dit risquer la radiation. Les sages-femmes comme elles "ne peuvent plus s'assurer, cela coûte 30.000 euros par an".

Mais Thibault est arrivé dès la fin du huitième mois de grossesse, pas possible au final d'accoucher à domicile. 

Son père a appelé la maternité pour s'assurer que la salle nature était libre. Cécile a donc pu y accoucher, avant même que son conjoint n'ait le temps de la rejoindre. 

"La salle nature me semble une super alternative pour se sentir plus en sécurité si on en a besoin, tout en ayant un confort au niveau des mouvements, de l'espace, de l'ambiance de la pièce." - Cécile, jeune maman qui voulait accoucher à domicile

L'hôpital d'Avignon propose aussi une salle d'accouchement physiologique avec baignoire. Ailleurs, il existe des salles de travail "nature", mais quand le bébé pointe le bout de son nez, la mère est transférée en salle d'accouchement.