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Un nez reconstruit grâce à une imprimante 3D : opération chirurgicale inédite à l'hôpital de Montmorillon

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Poitou, France Bleu

La première reconstruction nasale assistée par impression 3D en Nouvelle-Aquitaine a eu lieu au centre hospitalier de Montmorillon. Une opération avec un moule imprimé en 3D a permis de reconstruire le nez d'une Montmorillonnaise. En janvier, la quinquagénaire avait été mordue par son chien.

Le moule imprimé en 3D identique à celui qui a servi au chirurgien pour reconstruire le nez de la patiente.
Le moule imprimé en 3D identique à celui qui a servi au chirurgien pour reconstruire le nez de la patiente. © Radio France - Julien Prouvoyeur

C'est une opération inédite réalisée par Antoine Julienne, chef de clinique en chirurgie plastique reconstructrice du CHU de Poitiers. A partir d'une imprimante 3D, le chirurgien a moulé le nez de la patiente quasiment à l'identique. Une opération inédite qui s'est déroulée au centre hospitalier de Montmorillon dans la Vienne. Une quinquagénaire qui avait été mordue par son chien en a bénéficié. 

Dans le bureau d'Antoine Julienne, au onzième étage de la tour Jean Bernard du CHU, on retrouve une copie du nez modelé. La pièce fait une dizaine de centimètres. Elle a la forme d'un nez mais en plastique comme un jouet. "C'est pas le modèle que j'ai utilisé au bloc opératoire, mais c'est le même fichier, explique Antoine Julienne. Ça prend quatre heures et demie d'impression." 

L'impression s'est faite avec une imprimante 3D que possède le centre hospitalier de Poitiers. Et à entendre le docteur Julienne, c'est un vrai jeu d'enfant : "Donc là, c'est dans un logiciel Blender que j'utilisais pour fabriquer des objets sur Counter-Strike quand j'avais 13 ans." 

Une technique qui tend à se démocratiser

Ce n'est pas un exploit pour le chirurgien car l'utilisation de l'impression 3D en médecine est déjà connue. Ce qui est nouveau, c'est l'aspect local de l'opération : "Toute la partie conception et impression est la plupart du temps délocalisée, ce sont des solutions industrielles et commerciales. Là, ce qui est nouveau, c'est d'avoir complètement _internalisé le processus_, que ce soit de conception assistée par ordinateur ou d'impression 3D et puis après, de l'utilisation des moules au bloc opératoire." 

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L'impression de la pièce a coûté 50 centimes et pour Antoine Julienne, le coût n'est pas le seul avantage : "Le temps opératoire est plus court donc le temps d'anesthésie est plus court. Grâce à ça, _les complications sont diminuées_. La précision opératoire est augmentée et du coup, la récupération est meilleure." Antoine Julien espère qu'à l'avenir, les modèles 3D seront utilisés régulièrement en chirurgie pour que les opérations deviennent de vrais jeux d'enfants.

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